Maroc

Parution de la revue « Insaf » de l’Institution du Médiateur du Royaume

L’Institution du Médiateur du Royaume a annoncé, mercredi à Rabat, la parution d’une revue périodique intitulée « Insaf ». Ce premier numéro s’ouvre sur un éditorial du Médiateur du Royaume, en présentant un dossier spécial réunissant sept contributions scientifiques sur la notion d’équité.


L’Institution du Médiateur du Royaume a annoncé, mercredi à Rabat, la sortie d’une revue périodique d’orientation intellectuelle intitulée « Insaf ». Selon un communiqué de l’Institution, cette publication s’inscrit dans le cadre de son ouverture continue vers son environnement académique et institutionnel, ainsi que dans sa volonté de nourrir la réflexion et le débat public sur des questions de gouvernance administrative, de médiation institutionnelle et des principes de justice et d’équité.

Cette revue représente un retour sur le parcours scientifique initié par l’Institution via la « Revue de l’Institution du Médiateur du Royaume du Maroc », dont quatorze numéros ont été publiés jusqu’à l’été 2018. Elle manifeste également une volonté renouvelée de continuer à contribuer à la production d’un savoir rigoureux, capable de soutenir la pratique institutionnelle et d’enrichir le débat public. Le premier numéro débute par un éditorial du Médiateur du Royaume, qui encadre la thématique du numéro et en souligne l’actualité face aux transformations administratives et institutionnelles.

Il comprend également un dossier spécial rassemblant sept contributions scientifiques qui éclairent la notion d’équité sous différents angles — juridique, philosophique, administratif et institutionnel — et examinent ses manifestations dans la pratique administrative. Des personnalités reconnues dans les domaines de la philosophie et des sciences politiques y participent, telles que Mohamed El Maâzouz, Mohamed Hachimi, Mohamed Mhifed, Taha Lahmidani, Mohammed Redouani, Hammadi Anouar et Nabil Fazio.

Cette édition inclut également un entretien avec l’ancien Médiateur du Royaume, le professeur Mohamed Benalilou, qui aborde les principales étapes de l’évolution de l’expérience de la médiation institutionnelle. On y trouve aussi une analyse des jurisprudences récentes liées au phénomène administratif, ainsi qu’une traduction scientifique qui retrace l’évolution de la notion d’équité dans la pensée juridique et administrative.

En outre, le communiqué souligne que cette publication fait partie d’un projet institutionnel visant à établir un espace de réflexion et d’échange scientifique autour des questions de gouvernance et de médiation. D’autres numéros suivront, traitant de thématiques en lien avec les domaines d’intervention et les compétences de l’Institution.

Ce travail s’inscrit dans la continuité d’une série de publications déjà entreprises par l’Institution, incluant un ouvrage sur les transformations de la relation entre l’usager et l’administration, ainsi que « L’interlocuteur permanent et le système de médiation institutionnelle ». Cela s’ajoute également aux publications résultant des Forums de la gouvernance des services publics, telles que « La gouvernance des services de santé comme levier d’amélioration de l’offre sanitaire », « Guide de la gouvernance des services publics » et « Gouvernance du secteur de la santé au Maroc: diagnostics institutionnels et recommandations de réforme ».

De plus, cette dynamique éditoriale inclut le livre de réflexion du professeur Abdessalam Taouil, intitulé « De l’équité individuelle à l’équité collective », illustrant l’engagement continu à utiliser la connaissance comme levier pour le développement des pratiques et le renforcement de la culture de l’équité au sein de l’administration.

L’Institution du Médiateur du Royaume, qui est convaincue de l’importance de la pensée juridique et administrative pour le renouvellement des mécanismes d’action institutionnelle, réitère sa détermination à continuer à publier des travaux périodiques contribuant à approfondir le débat public et à renforcer les liens entre acteurs académiques et professionnels, au service des valeurs de justice et d’équité et de la promotion des principes de bonne gouvernance.