Nouvelles pharmacies : le Conseil de la concurrence propose des critères en plus.
Le Conseil de la concurrence recommande d’introduire de nouveaux critères pour l’implantation des nouvelles pharmacies, notamment l’étendue effective de la zone de chalandise, la densité de population, le temps d’accès et la distance vers l’officine la plus proche. Par ailleurs, le Conseil recommande de définir un modèle de rémunération mixte qui combine une marge commerciale liée au prix du médicament et des honoraires de dispensation selon les services rendus.
Le Conseil de la concurrence propose d’établir de nouveaux critères pour l’implantation de nouvelles pharmacies, afin de remédier aux déséquilibres notés, impliquant des situations de surpopulation dans certaines zones urbaines par rapport à d’autres. Ces critères incluent notamment l’étendue réelle de la zone de chalandise, la densité de la population, le temps d’accès ou la distance vers la pharmacie la plus proche, comme le mentionne le Conseil dans un avis sur la concurrence dans les marchés de distribution des médicaments.
La mise en œuvre de ces critères devrait s’inscrire dans un cadre de planification territoriale visant à maintenir un équilibre économique du réseau des pharmacies et à garantir un accès équitable et continu aux médicaments sur tout le territoire, affirme le Conseil.
L’adoption de ces critères donnerait un élan à la cohérence du maillage des pharmacies, limiterait les déséquilibres territoriaux et soutiendrait la viabilité économique du réseau, tout en répondant aux exigences d’accessibilité et de continuité des services pharmaceutiques, selon cette même source.
En outre, le Conseil recommande une flexibilité encadrée dans l’organisation des horaires d’ouverture, permettant aux pharmacies, selon les spécificités locales et l’intensité de la demande, d’ajuster leurs horaires d’ouverture et de fermeture. Cette flexibilité ne s’applique pas au service de garde nocturne, qui est essentiel à la continuité des services pharmaceutiques, reste régulé et doit s’intégrer dans un cadre de rémunération approprié, précise le Conseil.
La mise en œuvre de cette mesure favoriserait un meilleur accès des citoyens aux médicaments, notamment en dehors des horaires habituels, tout en offrant aux pharmacies des possibilités d’optimisation de leur activité, susceptibles d’améliorer leur rentabilité et leur viabilité économique.
De plus, le Conseil préconise de définir un modèle de rémunération mixte, semblable à celui de plusieurs pays, qui combine, d’une part, une marge commerciale liée au prix du médicament et, d’autre part, des honoraires de dispensation selon les services fournis. Ces honoraires rémunéreraient l’acte pharmaceutique indépendamment du prix du médicament, étant fixés par voie réglementaire ou conventionnelle.
Ce modèle de rémunération mixte garantirait une rémunération plus juste, en accord avec le rôle réel du pharmacien, et améliorerait la viabilité économique des pharmacies tout en assurant une meilleure qualité des services offerts aux patients. Enfin, il constituerait un levier pour l’investissement et la modernisation du réseau des pharmacies, favorisant le développement de nouvelles missions de santé publique et l’intégration progressive du pharmacien comme acteur central dans le parcours de soins.

