Modèle de développement : Un chantier d’un règne

Modèle de développement : Un chantier d’un règne

Une commission nommée par le Souverain pour tracer les contours d’un nouveau pacte

La Commission devra s’atteler à examiner avec franchise, audace et objectivité l’état des lieux au vu des réalisations du Royaume, des réformes engagées, des attentes des citoyens, du contexte international actuel et de ses évolutions à venir.

Fin 2019, le Souverain nommait le président et les membres d’une commission chargée de dessiner les contours d’un nouveau modèle de développement. Ce projet représente un nouveau départ. La tâche est ainsi délicate pour la commission qui mène depuis quelques mois des consultations avec tous les acteurs. Outre le président, la Commission est composée de 35 membres ayant des parcours académiques et professionnels pluriels et une connaissance importante de la société marocaine et des questions politiques, économiques et sociales, culturelles et environnementales. La Commission mobilise des compétences marocaines travaillant tant au Maroc qu’à l’international, actives et engagées dans les secteurs public, privé ou de la société civile. Conformément aux Hautes Orientations Royales, la Commission devra s’atteler à examiner avec franchise, audace et objectivité l’état des lieux au vu des réalisations du Royaume, des réformes engagées, des attentes des citoyens, du contexte international actuel et de ses évolutions à venir. Elle devrait soumettre à la Haute Appréciation de Sa Majesté le Roi les grandes inflexions souhaitables et les initiatives concrètes à même d’adapter le modèle de développement. Pour rappel, le Souverain avait fixé une feuille de route dans le discours royal à l’occasion du 66e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. «Nous avons toujours eu à cœur de placer le citoyen marocain au centre du processus de développement dont il constitue la principale finalité. Aussi, Nous avons toujours considéré que les grandes affaires du pays devaient être traitées dans le cadre d’une approche participative et inclusive pour garantir l’implication de toutes les forces vives de la nation. C’est dans ce même esprit que Nous œuvrons en mettant en place la Commission spéciale sur le modèle de développement, à laquelle Nous confierons prochainement l’examen de ce sujet vital», a dit le Souverain.
«Notre souhait est que cette Commission remplisse une triple mission de réajustement, d’anticipation, de prospective pour permettre à notre pays d’aborder l’avenir avec sérénité et assurance. Nous tenons à souligner la portée nationale du travail de la Commission et de ses futures recommandations ; le modèle de développement auquel Nous aspirons s’affirmera comme authentiquement marocain. Outre des mécanismes de mise en œuvre et de suivi adaptés, il Nous paraît en effet indispensable de proposer un modèle que les Marocains aient la volonté de s’approprier et de faire réussir», a ajouté SM le Roi.
Le discours royal a, en outre, évoqué l’émergence d’un nouveau contrat social. «Notre ambition est que, dans sa nouvelle version, ce modèle de développement constitue une assise solide pour faire émerger un nouveau contrat social». «Notre ambition est que, dans sa nouvelle version, ce modèle de développement constitue une assise solide pour faire émerger un nouveau contrat social emportant une adhésion unanime, en l’occurrence celle de l’État et de ses institutions, celle des forces vives de la nation incluant le secteur privé, les formations politiques et les syndicats, les associations, ainsi que celle de l’ensemble des citoyens. Nous souhaitons également que ce modèle soit le socle de l’étape nouvelle dont Nous avons esquissé les contours dans le dernier Discours du Trône, étape à laquelle Nous avons assigné comme mots d’ordre «Responsabilité et Essor»», a fait savoir SM le Roi expliquant que «le renouvellement du modèle de développement, ainsi que les projets et les programmes lancés sous Notre impulsion, visent à faire avancer le Maroc sur la voie du progrès, à améliorer les conditions de vie de ses citoyens, à réduire les inégalités sociales et spatiales».
Il semble dans ce sens que le milieu rural et les périphéries urbaines seront prioritaires. «En fait, c’est particulièrement en milieu rural et dans les périphéries urbaines que sont concentrés les segments de la population les plus en difficulté. Leur situation nécessite un soutien plus affirmé, une plus grande attention, un travail sans relâche pour que soient satisfaits leurs besoins pressants. C’est pourquoi Nous avons constamment appelé à la promotion du monde rural, en veillant à la création d’activités génératrices de revenus et d’emplois, en facilitant l’accès rapide aux services sociaux de base, en assurant le soutien nécessaire à la scolarité, en luttant contre la pauvreté et la précarité», a indiqué le Souverain.