Maroc

L’USFP termine la structuration des Commissions de contrôle et d’arbitrage.

Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, a présidé, hier soir, une réunion consacrée à la structuration de la Commission nationale de contrôle de la finance, de l’administration et des biens, ainsi que de la Commission nationale d’arbitrage et d’éthique. Mustapha Ajjab, président du Conseil national du parti, a présenté un exposé sur le règlement intérieur encadrant le fonctionnement des deux commissions.


Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, a dirigé, hier soir, une réunion consacrée à la structuration de la Commission nationale de contrôle de la finance, de l’administration et des biens, ainsi que de la Commission nationale d’arbitrage et d’éthique. Cette initiative s’inscrit dans une démarche organisationnelle visant à activer les mécanismes de gouvernance interne et à renforcer la responsabilité et la reddition des comptes au sein du parti.

Lors de son discours, Driss Lachguar a rappelé les racines fondatrices de ces deux commissions, évoquant leur création lors du 9e Congrès national du parti et le contexte dans lequel cela s’est inscrit. Il a souligné les fonctions qu’elles ont exercées durant des étapes précédentes, tant en matière de suivi de la gestion financière, administrative et des biens, qu’en ce qui concerne l’arbitrage et l’éthique au sein de l’USFP.

Le bilan des travaux des deux commissions au cours des périodes passées a également été abordé par Lachguar, qui a mis en avant les acquis organisationnels, sans omettre de signaler les blocages et insuffisances rencontrés. Il a par conséquent appelé à transcender une logique de gestion pour adopter un mécanisme de gouvernance efficace, en associant responsabilité et reddition des comptes, et en protégeant l’organisation contre des dérapages qui pourraient nuire à l’intégrité de l’action politique.

Mustapha Ajjab, président du Conseil national du parti, a présenté un exposé relatif au règlement intérieur régissant le fonctionnement des deux commissions. Il a souligné les dispositions définissant leurs compétences, leurs pouvoirs et les limites des interventions de chacune. Ajjab a insisté sur l’importance de respecter les procédures lors des missions de contrôle et d’arbitrage afin de maintenir un équilibre entre l’indépendance fonctionnelle des commissions et leur intégration dans la structure organisationnelle du parti, évitant ainsi tout conflit d’attribution ou exploitation politique des mécanismes de contrôle et d’éthique.

Chaque commission s’est ensuite réunie séparément pour organiser des séances internes dédiées à l’élection de deux vice-présidents. La Commission nationale d’arbitrage a été placée sous la présidence de Mohammed El Mrini, tandis que la Commission de contrôle de la finance, de l’administration et des biens a choisi Abdelmounaim El Mouhsini. Elles ont également élu un rapporteur et deux vice-rapporteurs, s’inscrivant dans une démarche visant à établir une direction collégiale et à répartir les responsabilités pour garantir la continuité et l’efficience, tout en respectant l’approche genre.

Malgré le caractère organisationnel de la rencontre, la véritable question réside dans la capacité de ces deux commissions nouvellement structurées à évoluer d’une logique administrative et technique vers une pratique de contrôle efficace, contribuant ainsi à une plus grande transparence dans la gestion financière et administrative. Il est également crucial d’activer les mécanismes d’arbitrage et d’éthique en tant qu’outils institutionnels pour résoudre les différends internes.

Le principal défi reste l’indépendance des commissions dans l’exercice de leurs missions, un aspect que le Conseil national doit garantir, ainsi que leur capacité à instaurer une culture de reddition des comptes dans un contexte politique en vue des prochaines élections, souvent marqué par la rapidité et des compromis.

Cette réunion symbolise une tentative de finaliser la structuration des deux commissions, en consolidant les structures de contrôle et d’éthique. Le succès de cette phase dépendra de la volonté politique interne collective et de la capacité des commissions à ancrer l’indépendance et le courage nécessaires pour remplir pleinement leurs fonctions. La gouvernance partisane se mesure à la capacité des institutions internes à faire respecter les règles de transparence, à gérer les différends selon le règlement intérieur et à instaurer une nouvelle culture politique qui valorise la discipline institutionnelle.