L’USFP souligne l’efficacité et la clairvoyance de la Diplomatie Royale.
La Commission administrative nationale de l’USFP a exprimé des préoccupations quant aux atteintes répétées à l’équilibre institutionnel garanti par la Constitution et a dénoncé toutes les formes d’hégémonisme gouvernemental. Par ailleurs, elle a annoncé le lancement d’une dynamique nationale visant à renforcer la structuration territoriale et l’efficacité électorale de l’USFP en perspective des prochaines élections.
L’USFP dénonce l’hégémonisme gouvernemental et les atteintes répétées à l’équilibre des institutions. Réunie dans un contexte marqué par de profonds bouleversements, la Commission administrative nationale de l’USFP a tenu une réunion, samedi dernier, au siège central du parti à Rabat, où elle a présenté une analyse politique à la fois affirmée et critique de la situation actuelle. Elle a reconnu la stature internationale du Maroc, défendu les constantes nationales et mis en garde contre les dérives institutionnelles internes, tout en annonçant le lancement d’une nouvelle dynamique organisationnelle en vue des prochaines échéances électorales.
Les travaux de cette réunion ont été marqués par l’allocution d’orientation du Premier secrétaire, Driss Lachguar, ainsi que par la présentation du rapport du président du Conseil national, accompagnée d’exposés relatifs à la dynamique partisane et aux préparatifs organisationnels à venir.
Après avoir examiné le contexte international actuel et ses implications sur la situation nationale, la Commission a exprimé la fierté de l’USFP quant à la place unique qu’occupent S.M le Roi Mohammed VI et le Royaume du Maroc auprès de l’administration américaine et au sein de la communauté internationale, particulièrement à la suite de l’adhésion du Maroc au Conseil de la paix en tant que membre fondateur. Une reconnaissance qui, selon l’USFP, témoigne de l’efficacité et de la clairvoyance de la diplomatie Royale.
La Commission a également salué le succès organisationnel de la Coupe d’Afrique des nations 2025, considérant que cet événement continental a été une vitrine éclatante du savoir-faire marocain, du sens civique du peuple marocain et de la capacité du Royaume à accueillir et à garantir le succès de grandes manifestations internationales. Elle a mis en avant les avancées significatives des infrastructures nationales ces dernières années.
La Commission administrative nationale a hautement apprécié les messages véhiculés par la lettre Royale adressée à l’équipe nationale, saluant son parcours héroïque et honorable, ainsi que le communiqué du Cabinet Royal qui a insisté sur les constantes éthiques et civilisationnelles établissant la relation du Maroc avec sa profondeur africaine. Elle a souligné l’importance de l’attachement aux valeurs de tolérance, de coexistence et d’ouverture, tout en rejetant fermement les comportements répréhensibles susceptibles de nuire aux intérêts du Maroc et des peuples africains.
De plus, la Commission s’est félicitée du soutien exprimé par le Royaume de Suède à l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara, après des années de soutien à la thèse séparatiste. Pour l’USFP, ce changement est le résultat direct de la diplomatie Royale éclairée et constitue également une reconnaissance des efforts engagés par les membres du parti pour défendre l’intégrité territoriale du Royaume sur les différentes scènes internationales.
Par ailleurs, la Commission a réitéré ses préoccupations concernant les atteintes répétées à l’équilibre institutionnel garanti par la Constitution. Elle a dénoncé toutes les formes d’hégémonisme gouvernemental, qu’elles soient anciennes ou nouvelles, y compris le mépris manifeste envers l’institution parlementaire et la volonté de réduire la Chambre des conseillers à une simple chambre d’enregistrement.
La Commission a également condamné toute atteinte aux institutions constitutionnelles, ainsi que toute tentative de les instrumentaliser à des fins politiques, mentionnant particulièrement les interventions illégales dans le fonctionnement de la Cour constitutionnelle, les pressions exercées sur ses membres et les contacts directs établis avec ses juges.
L’USFP a mis en garde contre l’utilisation des réalisations et des ressources de l’État dans des campagnes électorales prématurées menées par les partis de la majorité gouvernementale, considérant cela comme une violation flagrante du principe d’égalité et d’équité entre les acteurs politiques. Dans ce cadre, la Commission a appelé le ministre de l’Intérieur à prendre sans délai les mesures juridiques et répressives nécessaires pour mettre un terme à l’utilisation abusive de la charité publique à des fins électoralistes et à inscrire cette question en priorité à l’ordre du jour du gouvernement.
La Commission a, par ailleurs, salué la décision de la Cour constitutionnelle déclarant l’inconstitutionnalité de plusieurs dispositions de la loi relative au Conseil national de la presse. Elle a rappelé que le parti et ses groupes parlementaires avaient déjà levé des alertes concernant ces dysfonctionnements lors des débats législatifs, appelant le gouvernement à écouter davantage l’opposition, qui selon la Constitution a le droit de saisir à nouveau la Cour constitutionnelle. Elle a enfin invité toutes les forces démocratiques et progressistes à défendre le paysage médiatique national sur la base du pluralisme, de la démocratie et de l’intérêt national.
Sur le plan organisationnel, la Commission administrative nationale a consacré une part significative de ses travaux à l’évaluation de la préparation du parti pour les prochaines élections. Elle a annoncé le lancement d’une dynamique nationale visant à renforcer la structuration territoriale et l’efficacité électorale de l’USFP, par la mobilisation des responsables et des militants aux niveaux régional, provincial et local.
Cette dynamique prévoit la tenue de conseils provinciaux et régionaux en vue de l’organisation de congrès régionaux, le renouvellement des sections locales et la restructuration des organisations sectorielles, notamment l’Organisation de la Chabiba ittihadia et l’OFI, considérées comme des leviers essentiels pour le renouvellement des élites et l’injection de nouvelles forces au sein du parti.
La Commission a insisté sur l’implication active des secrétariats provinciaux dans cette dynamique et a validé des décisions organisationnelles définissant une feuille de route claire. Celle-ci repose sur une progression graduelle respectant la légitimité organisationnelle et les délais impartis, tout en intégrant des mécanismes de suivi et d’évaluation périodiques afin d’assurer l’efficacité de la mise en œuvre.
Enfin, la Commission administrative nationale a salué l’esprit de débat sérieux et responsable ayant marqué ses travaux et a appelé l’ensemble des structures partisanes et sectorielles à s’engager de manière consciente et responsable dans la mise en œuvre de ces orientations, au service du parti et du renforcement de son rôle politique et sociétal.
Mourad Tabet

