Maroc

L’ONU convoque une réunion extraordinaire sur Ormuz par son agence maritime.

L’Organisation maritime internationale (OMI) tiendra une session extraordinaire les 18 et 19 mars pour examiner les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur le transport maritime, « en particulier dans et autour du détroit d’Ormuz ». Depuis le début de la guerre, la navigation dans le détroit d’Ormuz est quasiment paralysée, provoquant des perturbations majeures dans l’approvisionnement de pétrole dans le monde.


L’Organisation maritime internationale (OMI) tiendra une session extraordinaire les 18 et 19 mars pour examiner l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur le transport maritime et la sécurité des marins, « en particulier dans et autour du détroit d’Ormuz ». Cette réunion « est convoquée à la demande de plusieurs membres du conseil », a indiqué l’agence de l’ONU responsable de la sécurité maritime dans un communiqué.

Plus précisément, six membres de l’organisation ont sollicité la tenue de cette réunion : l’Égypte, les Émirats arabes unis, la France, le Maroc, le Qatar et le Royaume-Uni. Le conseil, organe exécutif de l’OMI, se compose de 40 États élus par l’assemblée de l’institution, mais la réunion sera ouverte à tous les États membres ainsi qu’à d’autres organisations gouvernementales et non gouvernementales.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, marquée par les frappes israélo-américaines sur l’Iran, la navigation dans le détroit d’Ormuz et ses environs est presque paralysée. Cette situation engendre d’importantes perturbations dans l’approvisionnement mondial en pétrole et pourrait nuire à la croissance économique mondiale. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé jeudi leur intention de maintenir le détroit d’Ormuz fermé, suite à une demande du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.

« Mojtaba Khamenei a souligné que le levier du blocage d’Ormuz doit absolument être utilisé ». Le détroit d’Ormuz, le Golfe et le Golfe d’Oman ont été classés « zone d’opérations de guerre » la semaine dernière par le secteur maritime. À ce jour, l’OMI a recensé une quinzaine d’incidents liés à des navires dans la région, ayant entraîné la mort de plusieurs marins et travailleurs de la mer.