L’OM et De Zerbi ne font pas face à une situation critique
L’OM a été éliminé de la Ligue des champions et a perdu 5-0 contre le Paris SG dimanche. Actuellement à la 4e place du championnat, l’OM compte quatre points de moins que la saison dernière au même stade.
Balayé dimanche par le Paris SG (5-0) et déjà éliminé de la Ligue des champions, l’OM traverse une période très difficile et son entraîneur Roberto De Zerbi, qui admet lui-même être en manque de solutions, n’a plus beaucoup d’options pour sauver la saison.
Le match aller, remporté par l’OM au Vélodrome (1-0), suivi du Trophée des Champions difficilement gagné par les Parisiens au Koweït, avaient pu laisser croire que l’écart entre les deux anciens rivaux du football français s’était, au moins en partie, réduit. Cependant, la performance impressionnante de l’équipe de Luis Enrique dimanche a montré qu’il y avait toujours une grande différence entre les deux clubs.
Humilié sur le terrain, l’OM a connu une répercussion immédiate lundi matin avec les titres de la presse locale (« Nuls » ou « Les sous-doués dans la capitale », selon La Provence), et l’on attendra avec intérêt l’accueil du Vélodrome lors de la rencontre contre Strasbourg samedi. « Paris n’a pas été trop fort, c’est nous qui n’avons pas été assez bons, » a déclaré Himad Abdelli, qui espérait sans doute un meilleur départ sous le maillot marseillais.
Son opinion sur le PSG est discutable (les joueurs de la capitale ayant été particulièrement impressionnants), mais il a raison concernant les performances de l’OM, qui a une fois de plus manqué le rendez-vous, une situation qui se reproduit trop souvent depuis plusieurs semaines.
Marseille a également été écrasé à domicile par Liverpool (3-0) puis a sombré à Bruges (3-0), entraînant la perte de la qualification pour les barrages de la Ligue des champions. L’OM a aussi inexplicablement chuté contre Nantes (2-0) et a laissé échapper des points contre le Paris FC alors qu’il menait 2-0 pour finalement atteindre 2-2. Au final, Marseille ne vise donc plus d’objectif européen et se retrouve à la 4e place du championnat, derrière Paris, Lens et Lyon.
Plus préoccupant encore, alors que l’équipe a été renforcée par des joueurs supposés de premier ordre (Benjamin Pavard, dont l’aventure olympienne se révèle être un fiasco, Igor Paixao, Nayef Aguerd…), l’OM affiche quatre points de moins que la saison passée à la même période. La qualification directe pour la Ligue des champions, essentielle pour un club dépensier, est encore réalisable, et la Coupe de France, que Marseille attend depuis 1989, reste plus qu’un lot de consolation.
Cependant, la dynamique actuelle de l’OM est inquiétante, tout comme l’impuissance reconnue par De Zerbi, qui, depuis des semaines, décrypte les mêmes problèmes sans parvenir à remédier aux insuffisances. « Je n’ai pas d’explication et c’est le plus grand problème. Le match commence et tu ne sais pas qui est sur le terrain. Je prends mes responsabilités, ce soir encore. On a fait un match indigne et il faut demander pardon, comme après Bruges, » a-t-il déclaré dimanche soir.
« Honnêtement, si j’avais la solution pour cette irrégularité, je la trouverais à n’importe quel prix. C’est la première fois de ma carrière que j’ai une équipe en montagnes russes comme cela, » a-t-il également regretté, sans aborder son avenir à Marseille.
Dans un club qui a l’habitude de changer d’entraîneurs, le projet annoncé d’un cycle de trois ans avec De Zerbi avait suscité des rires chez les sceptiques. Le technicien italien parviendra-t-il à terminer deux saisons ?
Dimanche, il a annoncé qu’il discuterait avec le président Pablo Longoria et le directeur du football Medhi Benatia, tout en précisant qu’il n’y avait rien d’exceptionnel dans ces échanges. « On va parler avec les dirigeants comme on le fait toujours pour trouver des solutions, comme après Bruges, Rennes ou Lens, » a-t-il précisé.
« Je ne suis pas découragé, je suis triste car on ne doit pas jouer de cette manière et perdre de cette manière, » a aussi ajouté De Zerbi. Marseille attend effectivement un autre résultat et une autre manière de jouer samedi contre Strasbourg.

