Maroc

L’IRCAM célèbre la Journée internationale de la langue maternelle.

L’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM) a célébré, vendredi à Rabat, la Journée internationale de la langue maternelle, commémorée le 21 février de chaque année. Dans une allocution de circonstance, le recteur de l’IRCAM, Ahmed Boukouss, a souligné que la langue amazighe fait partie du précieux patrimoine constituant le socle de l’identité linguistique et culturelle nationale.


L’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM) a célébré, vendredi, à Rabat, la Journée internationale de la langue maternelle, qui est commémorée chaque année le 21 février. Placée sous le thème « Promouvoir la langue maternelle à travers l’écriture », cette célébration est l’occasion de souligner l’importance de préserver et de valoriser la langue maternelle.

Dans une allocution, le recteur de l’IRCAM, Ahmed Boukouss, a déclaré que la langue amazighe fait partie du patrimoine précieux qui constitue le socle de l’identité linguistique et culturelle nationale, ce patrimoine ayant été érigé par le Royaume, sous la Sage Conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, au rang de langue officielle aux côtés de l’arabe.

Il a ajouté que l’IRCAM travaille depuis sa création, il y a un quart de siècle, à promouvoir la langue amazighe en structurant ses bases, notamment dans les domaines de la terminologie, de la traduction, du traitement automatique et de l’enseignement. L’IRCAM s’efforce également de collecter, publier et diffuser les expressions littéraires, artistiques et patrimoniales amazighes.

Soulignant les nombreux acquis réalisés dans ce domaine, le recteur a mentionné que d’autres axes nécessitent encore recherche et action pour renforcer la qualification de la langue et de la culture amazighes et revitaliser leurs différentes expressions.

M. Boukouss a également noté que la participation à la Journée internationale de la langue maternelle s’inscrit dans un contexte mondial où les langues marginalisées, dépourvues de données structurées et d’outils d’intelligence artificielle, font face à une concurrence inégale imposée par les grandes langues internationales, qualifiant cette situation de « défi majeur » qui nécessite des réponses adaptées.

De son côté, Mme Sadia Faizunnesa, ambassadrice de la République du Bangladesh à Rabat, a affirmé que le Maroc est un modèle en matière de gestion de la diversité culturelle et linguistique, et a salué les efforts du Royaume en faveur de la préservation et de la promotion de l’amazigh, tant en tant que langue que culture.

Elle a exprimé, à cet égard, la volonté de son pays de renforcer la coopération avec le Maroc pour valoriser et promouvoir la langue maternelle, en raison de l’expérience significative que le Royaume a accumulée dans ce domaine.

Pour sa part, Charaf Ahmimed, directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb à Rabat, a souligné que la diversité culturelle au Maroc représente une richesse inestimable, ajoutant que ce type d’initiatives rappelle que la promotion des langues est étroitement liée au développement humain.

Il a également mentionné que la célébration de cette année met l’accent sur le rôle des jeunes dans la construction de l’avenir de l’éducation multilingue, insistant sur le fait que la reconnaissance de la contribution des langues du monde passe par la possibilité offerte à chaque enfant d’apprendre dans sa langue maternelle, particulièrement nécessaire durant les premières années de scolarisation.

Enfin, cette rencontre a été marquée par la projection d’un film institutionnel sur l’IRCAM ainsi que par des prestations musicales et des lectures poétiques, en présence de représentants des missions diplomatiques partenaires accrédités auprès du Royaume.