Maroc

Libye : Trois soldats de Haftar tués à la frontière avec le Niger

Trois soldats libyens des forces du maréchal Khalifa Haftar ont été tués samedi lors d’affrontements avec des groupes armés dans le sud de la Libye, près de la frontière avec le Niger. Deux exécutifs se disputent le pouvoir en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 : le gouvernement d’unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah, et un autre à Benghazi, contrôlé par le maréchal Haftar.


Trois soldats libyens des forces du maréchal Khalifa Haftar ont perdu la vie samedi et plusieurs autres ont été capturés lors d’affrontements avec des groupes armés dans le sud de la Libye, près de la frontière avec le Niger, a annoncé un communiqué lundi.

Les forces armées de Khalifa Haftar (LNA), qui dominent l’est et une grande partie du sud de la Libye, ont dénoncé une « attaque lâche menée par des groupes de mercenaires et des gangs terroristes hors-la-loi ».

Le communiqué mentionne « trois attaques simultanées » contre autant de postes frontaliers : celui de Ouadi al-Toum (Toummo) à la frontière avec le Niger, le point de contrôle de Ouadi Aboughrara et un autre près de la passe de Salvador, une zone stratégique reliant la Libye, le Niger et l’Algérie.

Ce type d’attaques est fréquent dans les régions frontalières et est régulièrement repoussé par les forces de Haftar.

D’autres combattants ont été « blessés et plusieurs capturés », selon le communiqué diffusé sur Facebook par le commandement de la LNA, qui a affirmé être déterminé à les « libérer » des mains des « gangs qui ont fui vers le Niger ».

Samedi, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux (que l’AFP n’a pas pu authentifier) montrait un groupe d’hommes en tenue militaire, armés, se présentant comme « des combattants et des révolutionnaires du sud » annonçant avoir pris le contrôle du poste-frontière d’al-Toum.

Ils ont dénoncé des conditions de vie difficiles, des pénuries de carburant et de services, accusant les forces de Haftar de « piller » les ressources de leur région.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver stabilité et unité.

Deux gouvernements se disputent le pouvoir : le gouvernement d’unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU, et un autre à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils, qui ont consolidé leur présence militaire dans le sud du pays.