Maroc

Les prix ne augmentent pas significativement en 2025.

L’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une augmentation de 0,8% en 2025 par rapport à 2024, selon le Haut-Commissariat au plan (HCP). En décembre 2025, l’IPC a connu une baisse de 0,1% par rapport à novembre 2025, due au recul de 0,3% de l’indice des produits alimentaires.


Selon le Haut-Commissariat au plan (HCP), l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une légère augmentation en 2025. Les données fournies par cette institution révèlent une hausse de 0,8 % par rapport à 2024. « Après un repli en novembre, l’IPC progresse de 0,8% au terme de l’année écoulée » précise le rapport. Cette augmentation s’est produite après une diminution de l’IPC de 0,3 % observée en novembre, qui a mis fin à une tendance haussière amorcée au début de l’année 2025, le pic ayant été atteint en février de la même année.

Il est à noter qu’à l’exception des trois premiers mois de l’année écoulée – janvier (2,0 %), février (2,6 %) et mars (1,6 %) – toutes les hausses enregistrées durant l’année sont restées en dessous de 1 % : octobre (0,1 %), septembre (0,4 %), août (0,3 %), juillet (0,5 %), juin (0,4 %), mai (0,4 %) et avril (0,7 %).

L’augmentation de l’IPC en 2025 résulte de la hausse des indices des produits alimentaires et non alimentaires, qui ont progressé respectivement de 0,8 % et 0,5 %, selon la note d’information du HCP concernant l’IPC de l’année 2025. En ce qui concerne les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 2,6 % pour le « Transport » à une hausse de 3,3 % pour les « Restaurants et hôtels ».

Sur cette base, l’institution estime que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait cru de 0,8 % en 2025 par rapport à 2024.

Il convient de rappeler que la baisse de 0,3 % de l’IPC observée en novembre 2025 a été justifiée par la baisse de l’indice des produits alimentaires de 1,2 %, combinée à une hausse de 0,4 % des produits non alimentaires. Les données recueillies indiquent que les variations parmi les produits non alimentaires allaient d’une baisse de 1,5 % pour le « Transport » à une augmentation de 2,5 % pour les « Restaurants et hôtels ».

Au terme de 2025, le HCP a également indiqué que les augmentations les plus significatives de l’IPC annuel ont été constatées à Fès (1,7 %), Kénitra (1,3 %), Guelmim (1,2 %), Settat (1,1 %), Tétouan (1,0 %), Rabat et Errachidia (0,9 %), Agadir et Tanger (0,8 %), Casablanca (0,7 %), Meknès, Dakhla et Al Hoceima (0,5 %), Béni-Mellal (0,4 %) et Marrakech (0,2 %).

Il est également important de signaler qu’en comparaison avec novembre 2025, l’IPC a connu une légère diminution de 0,1 % en décembre 2025, résultat d’un recul de 0,3 % de l’indice des produits alimentaires, tandis que l’indice des produits non alimentaires est resté stable.

Selon le HCP, les baisses des produits alimentaires entre novembre et décembre 2025 ont principalement concerné les « Huiles et graisses » (3,9 %), les « Fruits » (2,8 %) et les « Viandes » (1,2 %). En revanche, les prix des « Poissons et fruits de mer » (3,3 %), des « Légumes » (2,8 %), du « Lait, fromage et œufs » (0,6 %) et du « Café, thé et cacao » (0,4 %) ont augmenté. Concernant les produits non alimentaires, la baisse a surtout touché les prix des « Carburants » qui ont chuté de 0,5 %. Dans ce contexte, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait enregistré une diminution de 0,2 % en décembre 2025 par rapport au mois précédent.

Pour comparaison, les baisses des produits alimentaires entre octobre et novembre 2025 avaient concerné principalement les « Fruits » (6,4 %), les « Huiles et graisses » (5,2 %), les « Viandes » (1,9 %), les « Poissons et fruits de mer » (0,4 %), et le « Café, thé et cacao » (0,2 %). En revanche, les prix des « Légumes » avaient augmenté de 2,3 % et ceux du « Lait, fromage et œufs » de 0,3 %. Pour les produits non alimentaires, la hausse avait principalement affecté les « Carburants » avec 0,2 %.

Durant cette période, les baisses les plus prononcées de l’IPC ont été observées à Errachidia (1,4 %), Settat et Al Hoceima (1,2 %), Safi et Béni Mellal (1,1 %), Guelmim (0,9 %), Oujda et Laâyoune (0,7 %), Casablanca (0,6 %), Kénitra, Marrakech, Meknès et Tanger (0,4 %), Agadir, Rabat et Tétouan (0,3 %), et Fès (0,2 %), comme l’a souligné l’institution dans sa précédente note.

Alain Bouithy