Les jeunes ne participent pas au débat public à la Chambre des représentants
La Chambre des représentants a accueilli, lundi, une rencontre axée sur le renforcement de la participation politique des jeunes, organisée en partenariat avec la Fondation Westminster pour la Démocratie (WFD). Airlie Taylor, directrice régionale de la WFD, a souligné que le programme « Implication des jeunes dans l’action parlementaire » a soutenu un groupe de jeunes leaders issus de divers partis politiques et de la société civile à travers le Royaume.
La Chambre des représentants a organisé, lundi, une réunion sur les moyens de renforcer la place des jeunes dans le débat public, dans le cadre de la dynamique mise en place pour renforcer l’action des institutions représentatives et des partis politiques en faveur de la participation politique des jeunes.
Cette rencontre, tenue en partenariat avec la Fondation Westminster pour la Démocratie (WFD) sous le thème « Promouvoir la participation politique des jeunes : un défi national partagé », vise à prolonger la réflexion sur la mise en œuvre des recommandations issus des sessions de formation réalisées dans le cadre du programme « L’implication des jeunes dans l’action parlementaire », mis en place par les deux institutions au cours des trois dernières années.
Le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, a souligné que cette journée s’inscrit dans le cadre d’un programme de formation dédié aux jeunes, qui témoigne de l’engagement de la Chambre à s’ouvrir à la société et à écouter ses composantes, en particulier les jeunes. Cela s’inscrit dans le respect des dispositions de la Constitution, qui place la jeunesse, la participation citoyenne et les organisations de la société civile au cœur de l’action institutionnelle.
Dans une allocution prononcée en son nom par la vice-présidente de la Chambre des représentants, Zaina Idhali, M. Talbi Alami a précisé que cette rencontre s’inscrit dans un contexte de renforcement des mécanismes législatifs favorisant la participation des jeunes à la vie politique et institutionnelle, conformément aux Hautes Orientations Royales.
Il a ainsi mentionné plusieurs nouveautés introduites par la loi organique sur la Chambre des représentants et la loi organique sur les partis politiques, visant à encourager les jeunes de moins de 35 ans à s’engager politiquement et à simplifier les conditions de candidature.
M. Talbi Alami a également déclaré que les programmes et initiatives destinés à impliquer les jeunes, ainsi que les procédures parlementaires adoptées, relèvent de pratiques parlementaires ancrées dans la Constitution du Royaume et l’histoire politique nationale, contribuant à la consolidation du modèle démocratique marocain.
Il a insisté sur le fait que ces initiatives ne visent pas seulement à renforcer la participation politique des jeunes en tant que force démographique, mais également à consolider les institutions et à renforcer le processus de consolidation démocratique sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
De son côté, Airlie Taylor, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à la Fondation Westminster pour la Démocratie, a salué l’engagement pour le renforcement de la participation politique des jeunes comme une priorité nationale au Maroc. Elle a souligné l’importance du partenariat entre la WFD et l’institution législative pour rapprocher les jeunes de l’action parlementaire et renforcer leur rôle dans la vie publique.
Mme Taylor a expliqué que le programme « Implication des jeunes dans l’action parlementaire » a accompagné un groupe de jeunes leaders issus de partis politiques et de la société civile à travers différentes régions du Royaume.
Elle a également affirmé que le renforcement de la participation des jeunes ne dépend pas uniquement de cadres juridiques, mais nécessite aussi de bâtir la confiance et d’établir des mécanismes de participation efficaces et accessibles pour créer des solutions concrètes, rendant l’engagement de la jeunesse plus inclusif et influent dans le processus démocratique du Royaume.
Au nom des participants à ce programme, Hassan Motei a affirmé que l’appropriation par les jeunes marocains des mécanismes de travail parlementaire, ainsi que leur sensibilisation au rôle de l’institution législative dans la législation, le contrôle et l’évaluation des politiques publiques, constituent une étape essentielle pour l’émergence d’une génération consciente des enjeux liés au développement et pleinement engagée dans la gestion des affaires publiques.
Il a ajouté que les jeunes représentent une force vive et un capital humain essentiel dans le processus de développement et de construction démocratique, et que le programme reflète l’intérêt porté par le Royaume à cette partie de la société.
Les jeunes ayant participé à ce programme ont bénéficié de sessions régulières animées par des experts de la Chambre des représentants, de la Fondation Westminster pour la Démocratie, ainsi que des universitaires et des parlementaires, créant ainsi un espace d’interaction et d’échange entre les jeunes et les représentants de la nation.
Ces formations contribuent à renforcer la confiance et la communication entre les citoyens et les institutions, à promouvoir la culture de la participation et de la citoyenneté active, ainsi qu’à former une génération capable de contribuer à la prise de décision et au renforcement de la démocratie, a-t-il ajouté.
Le programme a inclus plusieurs sessions de formation portant sur les attributions du Parlement, en particulier dans les domaines de la législation, du contrôle de l’action gouvernementale, de l’évaluation des politiques publiques et de la diplomatie parlementaire.

