Maroc

Les entraîneurs africains ne sont pas de simples maîtres du jeu.

Pour la première fois de l’histoire de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations, les quatre demi-finalistes de l’édition 2025 sont dirigés par des entraîneurs africains. Sur les 24 équipes engagées à la CAN 2025, 15 étaient dirigées par des entraîneurs africains, 11 d’entre elles ont franchi la phase de groupes, et les équipes locales ont remporté 75 % des matchs jusqu’ici.


Pour la première fois dans l’histoire de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations, les quatre demi-finalistes de l’édition 2025 sont dirigés par des entraîneurs africains. Quatre nations, quatre techniciens locaux, et la certitude que le prochain vainqueur de la CAN sera, une fois encore, un représentant du continent. Ce tournant met en lumière une tendance marquée : les entraîneurs africains ne se contentent plus de participer, ils influencent l’avenir du football en Afrique.

Une dynamique s’est installée lors des éditions récentes : Djamel Belmadi a mené l’Algérie à la victoire en 2019, Aliou Cissé a offert au Sénégal son premier titre en 2021, et Emerse Fae a conduit la Côte d’Ivoire au sacre en 2023. Chaque succès a mis en avant la force de la connaissance locale, du leadership et de l’intelligence tactique. Aujourd’hui, Walid Regragui (Maroc), Hossam Hassan (Egypte), Pape Thiaw (Sénégal) et Eric Chelle (Mali, à la tête du Nigeria) ont l’opportunité de pérenniser cet héritage et de confirmer la domination des entraîneurs africains sur la scène continentale.

Les chiffres témoignent de cette dynamique : sur les 24 équipes engagées à la CAN 2025, 15 étaient dirigées par des entraîneurs africains, dont 11 ont dépassé la phase de groupes, et les équipes locales ont remporté 75 % des matchs jusqu’à présent. Mais au-delà des statistiques, ces résultats révèlent la cohésion, la discipline et la compréhension unique que ces entraîneurs apportent à leurs équipes, tant sur le plan mental que tactique et culturel.

De Rabat au Caire, de Dakar à Lagos, ces managers allient innovation tactique et leadership. Leur capacité à motiver, à s’adapter et à analyser le jeu est devenue cruciale, prouvant que le succès repose sur une connaissance approfondie du football africain.

Hossam Hassan pourrait peut-être obtenir une place parmi les légendes. Seuls deux Africains, Mahmoud El-Gohary et Stephen Keshi, ont remporté la CAN à la fois comme joueur et comme entraîneur. Si Hassan parvient à mener l’Egypte au titre, il rejoindra ce duo d’exception et gravera son nom parmi les plus grands du continent.

À l’aube des demi-finales, un constat s’affirme : les entraîneurs africains détiennent les rênes. Quel que soit le gagnant, il s’agira non seulement d’une victoire nationale, mais aussi d’un hommage à une tradition exceptionnelle, où les tacticiens locaux continuent de définir l’excellence du football africain et d’inspirer la prochaine génération.