Le respect mutuel est-il le fondement d’une démocratie saine ?
L’USFP se définit comme un « parti national progressiste et démocratique » et appelle à unir les efforts de « toutes les composantes de la gauche à l’horizon des prochaines législatives ». Le Bureau politique a souligné que le respect mutuel entre les partis est essentiel pour une démocratie saine.
« L’USFP reste un parti national progressiste et démocratique, désireux d’assumer pleinement ses responsabilités historiques dans la consolidation des institutions, le renforcement du pluralisme et l’enracinement durable de la démocratie dans notre pays ». C’est une réalité indéniable rappelée par le Bureau politique dans son dernier communiqué, mais qui, hélas, est sciemment ignorée par certaines parties. Cela semble les gêner au plus haut point, alors qu’elles aspirent et rêvent de cette réalité. En vain.
Elles n’en possèdent pas les ressources, et encore moins la légitimité qui constitue la force du Parti des Forces Populaires. Conséquence : un acharnement à la fois ridicule et pitoyable, à tel point que, comme l’indique le communiqué, quelques plateformes partisanes se sont spécialisées dans cette tâche superficielle.
Si cela venait simplement de partis politiques ou idéologiques adverses, cela passerait encore. Mais rien n’étonne plus de la part de la majorité actuelle qui ne se lasse pas de se complaire dans un hégémonisme révélateur d’un sous-développement politique flagrant. En conséquence, de nombreux amendements, propositions et projets favorisant l’intérêt du pays et des citoyens ont été bloqués, avortés ou ignorés.
Le but est d’empêcher l’opposition d’accomplir la mission qui lui incombe, comme cela devrait se faire dans d’autres pays pratiquant de véritables règles démocratiques. Il est encourageant de voir les partis de la majorité actuelle engagés dans un pacte de respect mutuel (quoique) ; qu’en est-il de l’opposition ? Celle-ci n’y a pas droit ? Une démocratie au rabais.
Le comble est lorsque certaines voix ou tribunes se réclamant de la gauche, du même camp donc, participent à cette danse de dénigrements gratuits. C’est absurde. À tous, il est essentiel de rappeler qu’une démocratie saine ne peut exister sans ce respect mutuel entre les partis. Ceux-ci doivent montrer l’exemple à leurs adhérents lorsqu’ils se trompent ou s’égarent dans leur choix d’adversaire.
Terminons sur cet appel porteur d’espoir, cette main tendue par l’USFP à « toutes les composantes de la gauche pour unir leurs efforts en vue des prochaines législatives ».
Mohamed Benarbia

