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Le président sud-coréen sollicite l’aide de Xi Jinping contre Pyongyang.

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a affirmé mercredi avoir demandé l’aide du dirigeant chinois Xi Jinping pour freiner le programme nucléaire de Pyongyang, suggérant un gel de ce programme en échange d’une « compensation ». Lee Jae Myung a également présenté un plan comprenant un gel du programme nucléaire de Pyongyang en échange d’une « compensation », déclarant que « le simple fait de s’arrêter au niveau actuel – pas de production supplémentaire d’armes nucléaires, pas de transfert de matières nucléaires à l’étranger et pas de développement supplémentaire de missiles balistiques intercontinentaux – serait déjà un progrès ».


Le président sud-coréen Lee Jae Myung a déclaré mercredi avoir sollicité l’aide du dirigeant chinois Xi Jinping pour freiner le programme nucléaire de Pyongyang, proposant un gel de ce programme en échange d’une « compensation ». « J’aimerais que la Chine joue un rôle de médiateur sur les questions liées à la péninsule coréenne, y compris le programme nucléaire nord-coréen. Tous nos canaux sont complètement bloqués », a-t-il rapporté avoir dit à M. Xi au début de la semaine lors de leurs discussions à Pékin.

« Il est dans l’intérêt commun de toutes les parties de maintenir la paix et la stabilité sur la péninsule (coréenne). La Chine continuera à sa façon de jouer un rôle constructif à cette fin », a indiqué une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, lors d’un point presse.

Lee Jae Myung a rencontré son homologue chinois lundi, un jour après que la Corée du Nord, équipée de l’arme nucléaire, a tiré deux missiles balistiques dans la mer du Japon. Il est le premier dirigeant sud-coréen à visiter la capitale chinoise en six ans. S’adressant aux journalistes à Shanghai à l’issue de sa visite mercredi, il a révélé avoir demandé l’assistance de Pékin pour ramener Pyongyang à la table des négociations.

D’après ses dires, le dirigeant chinois a conseillé à Séoul de faire preuve de « patience » envers son voisin, en raison de la dégradation des relations entre les deux Corées. « Et ils ont raison. Pendant assez longtemps, nous avons mené des actions militaires que la Corée du Nord a pu percevoir comme menaçantes », a admis Lee Jae Myung. Il a aussi proposé un plan incluant un gel du programme nucléaire de Pyongyang en retour d’une « compensation ».

« Le simple fait de s’arrêter au niveau actuel – pas de production supplémentaire d’armes nucléaires, pas de transfert de matières nucléaires à l’étranger et pas de développement supplémentaire de missiles balistiques intercontinentaux – serait déjà un progrès », a-t-il affirmé. « À long terme, nous ne devons pas renoncer à l’objectif d’une péninsule coréenne dénucléarisée », a-t-il ajouté, en précisant avoir demandé à Pékin de transmettre ce message à Pyongyang, en indiquant qu' »il y avait un consensus sur ces points de la part de la Chine ».

Quelques heures avant la rencontre entre les deux dirigeants lundi, Pyongyang avait annoncé le lancement de deux missiles hypersoniques et la préparation de ses forces nucléaires à une « guerre réelle ». Lee Jae Myung a exprimé son désir d’initier une « nouvelle phase » dans les relations avec la Chine, basée sur la confiance mutuelle, selon lui, avec le président chinois.

Depuis des décennies, la Corée du Sud s’efforce d’équilibrer ses relations entre la Chine, son premier partenaire commercial, et les États-Unis, garants de sa sécurité, tout en se tenant à distance des tensions actuelles entre la Chine et le Japon. Le président sud-coréen a déclaré mercredi que les relations de son pays avec le Japon « étaient aussi importantes que les relations avec la Chine ».