Le plan d’autonomie et rien d’autre !


Le plan d’autonomie et rien d’autre !

Les messages forts de Aziz Akhannouch à l’ONU au sujet du Sahara

«Sur le terrain, les provinces du Sud vivent au rythme d’une dynamique de développement irréversible, dans le cadre du nouveau modèle de développement lancé par SM le Roi Mohammed VI en 2015».

Le Royaume résolument engagé pour une solution politique définitive dans le cadre du plan d’autonomie et sa souveraineté nationale. C’est le message clair, net et sans équivoque adressé par le Maroc à la 77è Assemblée générale de l’ONU. Dans ce cadre, le chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, a réaffirmé, mardi à New York, l’engagement du Maroc à parvenir à une solution politique définitive au différend régional artificiel autour du Sahara, sur la base de l’Initiative marocaine d’autonomie et dans le cadre de la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du Royaume.
«Le Royaume du Maroc réitère son engagement à parvenir à un règlement politique définitif au conflit régional artificiel autour du Sahara marocain, basé sur l’Initiative marocaine d’autonomie, seule et unique solution à ce différend, et ce dans le cadre de l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale du Royaume», a souligné M. Akhannouch dans la déclaration au nom du Maroc à la 77è Assemblée générale de l’ONU.
Le chef de gouvernement a rappelé que cette initiative «sérieuse et réaliste» jouit, depuis sa présentation en 2007, du soutien du Conseil de sécurité et de plus de 90 pays.

Dynamique de développement

«Sur le terrain, les provinces du Sud vivent au rythme d’une dynamique de développement irréversible, dans le cadre du nouveau modèle de développement lancé par SM le Roi Mohammed VI en 2015», a, par ailleurs, souligné M. Akhannouch, indiquant que les populations de la région participent pleinement à toutes les étapes de mise en œuvre de ce modèle ambitieux, à travers leurs représentants démocratiquement élus dans les Conseils des deux régions du Sahara marocain. Il a, en outre, fait observer que la participation agissante des populations du Sahara marocain dans tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle témoigne de leur attachement à l’intégrité territoriale du Maroc et à la marocanité du Sahara. Le chef de gouvernement a, de même, réitéré le plein soutien du Maroc, tel que souligné dans le discours de SM le Roi Mohammed VI à l’occasion du 46è anniversaire de la Marche Verte, aux efforts du secrétaire général de l’ONU et son envoyé personnel visant à relancer le processus des tables rondes dans le même format et avec les mêmes participants, en vue de parvenir à une solution politique réaliste et durable, basée sur le compromis, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, notamment la 2602.
Rôle de l’Algérie

«La participation de l’Algérie, avec sérieux et bonne foi, au processus des tables rondes, au même titre que sa responsabilité avérée dans la création et le maintien de ce différend artificiel, est une condition sine qua non pour parvenir à un règlement définitif à cette question», a affirmé M. Akhannouch.
Le Maroc a de nouveau fait part de sa profonde préoccupation quant à la situation humanitaire catastrophique et l’état de non-droit que vivent les populations des camps de Tindouf, a déclaré le chef de gouvernement, soulignant que l’Algérie, en flagrante violation du droit humanitaire international, a cédé ses pouvoirs sur cette partie de son territoire à des milices séparatistes armées aux liens avérés et confirmés avec des réseaux terroristes dangereux dans la région du Sahel.

Appel pour le recensement

M. Akhannouch a, dans ce cadre, réitéré l’appel du Maroc à l’adresse de la communauté internationale pour inciter l’Algérie à répondre aux appels du Conseil de sécurité lancés depuis 2011, pour permettre au Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés de procéder au recensement et à l’enregistrement de la population séquestrée dans les camps de Tindouf.

Menace grave

Par ailleurs, le Maroc continuera à faire preuve de fermeté dans ses efforts de lutte contre les réseaux de traite des êtres humains. M. Akhannouch a indiqué que ces réseaux représentent une «menace grave» à la souveraineté et à la stabilité des pays, ainsi qu’à la sécurité des personnes.
Il a relevé que le Maroc poursuivra le renforcement de la dynamique de gestion globale, solidaire et humaine de la question migratoire dans le cadre de la stratégie nationale d’immigration et d’asile, lancée par SM le Roi Mohammed VI en 2013.
Relevant l’impact direct des crises sécuritaires globales sur les mouvements migratoires dans le monde, le chef de gouvernement a affirmé que dans le droit fil de la vision perspicace de SM le Roi, le Maroc demeure attaché aux fondements du Pacte mondial des migrations sûres, ordonnées et régulières adopté à Marrakech en décembre 2018.

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Maintien de la paix

Évoquant les opérations de maintien de la paix, qui demeurent «l’une des réalisations importantes» de l’organisation internationale et reflètent son aptitude à fédérer les capacités, M. Akhannouch a insisté sur la nécessité d’œuvrer en faveur de leur développement et immunisation afin de garantir la sécurité des personnes qui y sont déployées.
M. Akhannouch a rappelé, dans ce cadre, que SM le Roi Mohammed VI a donné Ses Hautes instructions, à l’occasion du 66è anniversaire de la création des Forces armées royales, pour la mise en place d’un centre marocain multidisciplinaire de maintien de la paix, avec pour mission de former et de soutenir les compétences nationales et étrangères, notamment sur le continent africain et ce, en partenariat avec les Nations Unies et certains pays amis, afin de promouvoir les principes de la sécurité et de la paix internationales.

Multilatéralisme

Dans un autre registre, le chef de gouvernement a réaffirmé la conviction du Maroc que le multilatéralisme doit reposer sur l’interaction collective et le compromis, à l’heure où le monde vit au rythme de crises multiformes aux répercussions interconnectées.
«Le Royaume du Maroc réaffirme sa conviction que le multilatéralisme repose principalement sur l’interaction collective et les approches renouvelées de compromis, tel que souligné par SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, dans Son discours devant la 59ème session de l’Assemblée générale de l’ONU», a indiqué M. Akhannouch dans la déclaration au nom du Maroc devant la 77è session de l’Assemblée générale.
«Le Maroc réaffirme avec force son engagement constant de continuer à œuvrer, de concert avec vous, en faveur d’un renouveau concret du multilatéralisme, reposant sur la légalité internationale, la solidarité et l’équité dans les relations économiques et sociales, et, s’appuyant sur l’efficience et le dynamisme du système onusien dans l’accomplissement de sa mission», avait indiqué SM le Roi.

Courage et objectivité

Le chef de gouvernement a estimé que la conjoncture actuelle requiert «courage et objectivité» pour répondre aux questions de fond suivantes : à quel point nous voulons que notre Organisation soit en mesure de mener les mutations stratégiques pour relever les défis majeurs de notre temps ou se contenter plutôt de la gestion des crises ? Et si notre Organisation est-elle encore capable de générer un consensus international et arriver à des solutions novatrices aux défis actuels et futurs ?
«Nous affirmons ici qu’il n’est pas objectif quiconque pense que ses propres moyens sont suffisants, à eux seuls, pour contenir ces défis. L’action multilatérale n’a jamais été un luxe, et les crises globales que nous vivons aujourd’hui en sont la preuve, et attestent que la sécurité et la prospérité des uns sont tributaires de la stabilité et le progrès des autres», a indiqué M. Akhannouch.
Face aux défis actuels, deux options s’imposent, selon lui, ou bien ignorer les crises auxquelles le monde est confronté de manière collective ou intensifier les efforts pour y faire face de manière efficace.

Gestion de crise

Après avoir rappelé que le monde est confronté, trois ans après le déclenchement de la pandémie de la Covid-19, à une multitude de défis inextricables et de crises successives, M. Akhannouch a indiqué que «ce qui entrave la gestion pertinente de ces crises n’est pas notre incapacité à en cerner les aspects et interactions, mais plutôt l’absence d’une volonté politique réelle et agissante».

«Le Système multilatéral traverse aujourd’hui une crise structurelle qui se décline en trois niveaux imbriqués», a-t-il ajouté, évoquant une crise des valeurs avec la régression du principe de coopération et de solidarité sur lequel l’ONU a été fondée ; les divisions qui minent les institutions internationales ; ainsi que la fragmentation de l’action multilatérale dans le cadre d’alliances étroites de circonstance qui ne cadrent pas avec la nature complexe des crises du monde d’aujourd’hui.