Le Maroc réaffirme son engagement en coopération Sud-Sud nucléaire.
L’ambassadeur du Maroc auprès des organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, a réaffirmé l’engagement du pays en faveur d’une coopération Sud-Sud active dans le domaine de la sûreté nucléaire et radiologique. Le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) se tient du 2 au 6 mars à Vienne.
L’ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès des organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, a réaffirmé l’engagement fort du Maroc en faveur d’une coopération Sud-Sud dynamique visant à renforcer les capacités nationales dans le domaine de la sûreté nucléaire et radiologique. « Le Maroc réitère son engagement ferme en faveur d’une coopération Sud-Sud active, visant à créer de nouvelles opportunités et à renforcer mutuellement les capacités nationales, en particulier dans le domaine de la sûreté nucléaire et radiologique », a-t-il déclaré lors de son discours au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui se déroule du 2 au 6 mars à Vienne.
En prenant la parole au sujet du point 3 de l’ordre du jour « Sûreté nucléaire et radiologique », le diplomate a salué le rapport du directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, qui « met en lumière l’engagement du Maroc en faveur des normes internationales de sûreté nucléaire » et présente les tendances mondiales ainsi que les priorités pour 2026.
Il a également reconnu « les efforts continus de l’AIEA pour maintenir et renforcer la sûreté nucléaire, radiologique, du transport et des déchets, ainsi que les capacités de préparation et de réponse aux situations d’urgence (EPR), en mettant un accent particulier sur les domaines techniques et les régions géographiques où les besoins sont les plus pressants ».
M. Farhane a souligné que la responsabilité de la sûreté nucléaire incombe totalement aux États, conformément à leurs obligations nationales et à leurs engagements internationaux. Il a rappelé que le Maroc a entrepris des « efforts soutenus » pour « moderniser son cadre réglementaire en matière de sûreté nucléaire » et pour procéder à « une mise à jour substantielle de ses textes réglementaires nationaux, en conformité avec les normes de sûreté de l’AIEA ».
Dans le cadre de cet engagement, le Maroc a accueilli de manière volontaire deux missions d’examen de l’AIEA. Il a noté que la mission d’examen de la préparation et de la réponse aux situations d’urgence (EPREV) avait salué la robustesse du dispositif national marocain en matière d’urgences nucléaires et radiologiques, ainsi que plusieurs pratiques exemplaires dépassant les attentes fixées par les normes de sûreté de l’AIEA.
De plus, la mission du Service d’examen intégré de la réglementation (IRRS) a mis en avant que le Maroc a pris des mesures efficaces pour établir un nouveau cadre juridique et réglementaire cohérent en matière de sûreté nucléaire et radiologique, a précisé le diplomate.
Suite à ces missions, M. Farhane a indiqué que « le Maroc se tient prêt à partager son expérience avec les États membres de l’AIEA », notamment sur les modalités d’organisation, le contenu et les enseignements tirés de ces processus d’examen.
En conclusion, il a réaffirmé l’engagement renouvelé du Royaume à « continuer de partager son expérience avec les pays africains, à leur demande », ainsi que sa pleine disposition à « travailler avec ses partenaires régionaux et internationaux pour contribuer au renforcement du régime international de sûreté nucléaire et à la réalisation des objectifs de l’AIEA ».

