Maroc

Le Maroc dévoile sa stratégie numérique et cybersécurité à Madrid.

L’ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, a souligné mercredi à Madrid l’engagement stratégique du Royaume en faveur d’une transition numérique sécurisée, inclusive et centrée sur l’humain. Le Sommet pré-ministériel sur la piraterie, la cybersécurité et la justice a réuni des responsables judiciaires, des régulateurs et des représentants institutionnels venus notamment d’Amérique latine autour des défis liés à l’intégration des nouvelles technologies dans le secteur de la justice.


L’ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, a mis en avant, mercredi à Madrid, l’engagement stratégique du Royaume, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, en faveur d’une transition numérique sécurisée, inclusive et centrée sur l’humain.

Lors du Sommet pré-ministériel sur la piraterie, la cybersécurité et la justice, dont le Maroc est l’invité d’honneur, la diplomate a souligné les avancées concrètes réalisées par le Royaume, notamment la modernisation des infrastructures technologiques et le déploiement de stratégies nationales de cybersécurité. Ces efforts ont permis au Maroc de se positionner au 34ᵉ rang mondial selon le Global Cybersecurity Index, renforçant ainsi son statut de leader à l’échelle régionale.

Mme Benyaich a expliqué que ces réformes ont accentué l’attractivité du Royaume pour les grands investisseurs internationaux, grâce à une vision stratégique qui vise à consolider la stabilité politique et garantir la sécurité juridique, considérées comme des éléments essentiels du développement économique.

En évoquant les performances sectorielles du Maroc, elle a indiqué que le pays figure parmi les principaux producteurs mondiaux d’automobiles et se distingue dans les secteurs de l’aérospatial et des industries de défense. Elle a également mentionné que le Maroc est le premier investisseur en Afrique subsaharienne et le deuxième à l’échelle du continent, ce qui illustre la pertinence d’un modèle de développement basé sur une vision politique claire et dynamique.

Elle a ajouté que les nouvelles technologies, bien qu’elles offrent des opportunités significatives, présentent également des défis mondiaux nécessitant une coopération internationale renforcée et des politiques publiques adaptées. « Le rôle de l’État est essentiel pour accompagner ces mutations », a-t-elle affirmé, appelant à une utilisation éthique et responsable de l’intelligence artificielle.

Mettant en avant l’identité marocaine, ancrée dans l’ouverture et la tolérance religieuse, Mme Benyaich a rappelé la fonction de Sa Majesté le Roi, Amir Al-Mouminine, en tant que garant de la liberté de culte. Elle a expliqué que cette singularité permet une coexistence harmonieuse au sein du Royaume, qui se positionne comme un véritable pont entre l’Occident et le monde arabo-musulman.

À cette occasion, l’ambassadrice a reçu une distinction pour reconnaître l’engagement constant du Maroc dans les domaines de la transformation numérique et de la cybersécurité, validant la vision stratégique Royale ainsi que les réformes majeures mises en œuvre pour établir le Royaume comme un hub technologique de référence.

Par ailleurs, le vice-président de l’Union internationale des magistrats (UIM), Mohamed Redouane, a insisté sur l’importance stratégique des défis judiciaires à l’ère numérique. Il a souligné le rôle crucial de la justice dans le débat international sur la sécurité juridique, surtout face à l’émergence de nouvelles formes de cybercriminalité.

M. Redouane a appelé à une accélération de la modernisation du système judiciaire, en insistant sur l’indépendance de la justice et l’amélioration de la rapidité des procédures. Selon lui, l’adaptation aux mutations technologiques est désormais un levier essentiel pour répondre aux exigences de la transformation numérique.

Le Sommet pré-ministériel sur la piraterie, la cybersécurité et la justice a rassemblé des responsables judiciaires, des régulateurs et des représentants institutionnels, notamment d’Amérique latine, pour discuter des défis liés à l’intégration des nouvelles technologies dans le secteur de la justice.

Les débats ont porté sur les enjeux du dialogue international concernant la justice, la cybersécurité et la préservation de l’écosystème numérique, ainsi que sur la gouvernance technologique, la régulation digitale et la lutte contre la criminalité organisée à l’ère numérique.