Le Maroc appelle à une gouvernance climatique intégrée en Afrique.
Le Maroc a appelé, jeudi, à renforcer la gouvernance climatique à l’échelle continentale devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. La délégation marocaine a souligné l’impact direct du dérèglement climatique sur les populations vulnérables, en rappelant l’engagement du Royaume en faveur de positions africaines communes sur les questions climatiques.
Le Maroc a plaidé, jeudi, devant le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, pour renforcer la gouvernance climatique à l’échelle continentale en veillant à une meilleure coordination entre les mécanismes africains concernés. L’objectif est de répondre de manière cohérente et durable aux risques sécuritaires associés aux changements climatiques.
Lors d’une séance publique virtuelle du CPS de l’UA dédiée au lien entre le climat, la paix et la sécurité, la délégation marocaine a rappelé l’impact direct du dérèglement climatique sur les populations les plus vulnérables, notamment celles qui dépendent de l’agriculture vivrière et de la pêche artisanale, mettant ainsi en danger leur sécurité alimentaire et leurs moyens de subsistance.
Elle a également souligné l’engagement constant du Royaume envers des positions africaines communes sur les questions climatiques, en mettant en avant l’organisation du premier Sommet africain de l’action en marge de la COP22, ainsi que le lancement d’initiatives structurantes pour l’adaptation du continent.
De plus, la délégation marocaine a insisté sur la nécessité d’un appui adéquat aux États insulaires pour la mise en œuvre des actions identifiées, notamment pour garantir le bon fonctionnement de systèmes alimentaires durables.
L’importance de renforcer l’échange d’expertises et le transfert de technologies a été mise en avant, tout comme la priorité à accorder aux systèmes d’alerte rapide, aux mécanismes de prévention et aux stratégies de réduction des risques de catastrophe.
Enfin, la délégation a souligné la nécessité d’explorer des mécanismes innovants de financement de l’action climatique en Afrique, tout en intégrant la gouvernance climatique au cœur des dynamiques africaines, par le biais d’une coordination renforcée entre les mécanismes concernés, afin d’assurer une approche cohérente, préventive et durable face aux risques sécuritaires liés au climat.

