Maroc

Le chocolat noir ne ralentit toujours pas le vieillissement.

Le chocolat noir contenant la théobromine, un composé naturellement présent dans le cacao, ralentit le vieillissement, selon une étude publiée dans la revue Aging. Cette étude menée en Angleterre et en Allemagne sur plus de 1.600 personnes a évalué le processus de vieillissement par l’âge chronologique et par des «horloges biologiques» calculées à partir de l’ADN.


Le chocolat noir, qui contient de la théobromine, un composé naturellement présent dans le cacao, ralentirait le vieillissement, selon une nouvelle étude scientifique publiée mardi. Les résultats de cette étude, parus dans la revue Aging, indiquent que les cellules des personnes ayant des taux de théobromine plus élevés dans leur sang vieillissent plus lentement.

Cette recherche, réalisée en Angleterre et en Allemagne sur plus de 1.600 personnes, a évalué le processus de vieillissement non seulement en fonction de l’âge chronologique, mais également par le biais de « horloges biologiques » déterminées à partir de l’ADN.

Les effets du cacao sur la santé sont débattus au sein de la communauté scientifique depuis de nombreuses années. Le chocolat noir, qui a fait l’objet de nombreuses études, portant sur des sujets allant de la santé cardiovasculaire à l’humeur, revient aujourd’hui sur le devant de la scène, cette fois en lien avec le vieillissement biologique.

En réponse à ces résultats, le professeur Murat Baş les a qualifiés de « remarquables », tout en préconisant une interprétation prudente. Il a expliqué que le concept d’âge biologique est distinct de l’âge chronologique, arguant que « l’âge calendaire est le même pour tous, cependant, l’âge biologique montre à quel point nos cellules et nos tissus se sont +usés+ ».

La théobromine, présente dans le chocolat noir, est un composant unique des fèves de cacao. Bien qu’elle soit souvent confondue avec la caféine, ses effets sont différents. La théobromine n’est pas considérée comme de la caféine. Son effet stimulant est plus léger et ses impacts métaboliques diffèrent, souligne l’étude qui met en lumière la complexité des liens entre biologie du vieillissement et nutrition.

Des recherches à l’échelle mondiale montrent que nos habitudes alimentaires peuvent influencer le fonctionnement de nos cellules. En particulier, les aliments d’origine végétale riches en antioxydants sont reconnus pour ralentir les processus de dégradation cellulaire.

Ces découvertes ouvrent un nouveau domaine d’investigation pour les scientifiques, révélant que la nutrition joue un rôle crucial non seulement dans la gestion du poids, mais aussi dans le vieillissement en bonne santé.