La Pologne souhaite interdire l’usage des téléphones portables en écoles primaires.
Le ministère polonais de l’Education a soumis, mardi, à consultation publique, un projet d’amendement de la loi sur l’éducation, visant à interdire l’utilisation des téléphones portables dans les écoles primaires publiques. Cette consultation prendra fin le 23 avril prochain, avant la présentation du texte devant la Diète.
Le ministère polonais de l’Éducation a lancé, mardi, une consultation publique concernant un projet d’amendement de la loi sur l’éducation, qui vise à interdire l’utilisation des téléphones portables dans les écoles primaires publiques. Cette consultation, destinée à recueillir les avis, commentaires et suggestions des citoyens, des organisations gouvernementales, des syndicats et des groupes professionnels sur cet amendement, se terminera le 23 avril prochain, avant que le texte ne soit présenté à la Diète, la chambre basse du Parlement polonais.
Le projet de loi envisage d’interdire l’utilisation des téléphones portables et d’autres appareils électroniques dans les écoles primaires publiques, tant pour les élèves pendant leur présence à l’école, que pendant les cours et les récréations, selon le ministère dans sa note de présentation.
Cette interdiction ne concernera pas les enseignants ni le personnel scolaire, précise la même source, ajoutant que des exceptions éducatives, telles que l’apprentissage d’une utilisation sécurisée d’internet, ou des raisons sanitaires, par exemple pour les élèves souffrant d’une maladie nécessitant un suivi via un appareil électronique, permettront l’utilisation des téléphones portables.
En cas de non-respect de cette interdiction, l’école pourra appliquer des mesures éducatives, telles que des avertissements verbaux, des sanctions disciplinaires ou une diminution de la note de conduite, indique le texte.
Ce projet de loi s’inscrit en réponse aux effets de la dépendance des enfants et des adolescents aux téléphones portables, qui touche environ 71 % d’entre eux selon une étude récente. Cela entraîne une augmentation des sautes d’humeur, des problèmes de concentration et un risque accru de dépression, affectant de manière significative le rendement scolaire des élèves, précise le ministère.
Ces mesures devraient être mises en œuvre dès la prochaine rentrée scolaire, tandis que l’adoption du texte législatif par le Conseil des ministres devrait avoir lieu au deuxième trimestre de 2026.

