La Maison Blanche confirme que l’Iran n’a pas exécuté 800 personnes.
L’Iran a renoncé à 800 exécutions de manifestants, selon la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, qui a précisé que ces exécutions, programmées pour mercredi, ont été suspendues. En 2025, au moins 1.500 condamnés à mort avaient été exécutés en Iran, ce qui représente le nombre annuel d’exécutions le plus élevé recensé par l’ONG Iran Human Rights depuis 35 ans.
La porte-parole de la Maison Blanche a déclaré jeudi que l’Iran avait abandonné 800 exécutions de manifestants en réponse aux menaces d’intervention formulées par Donald Trump, tout en précisant que « toutes les options » demeuraient envisageables du côté américain. « Le président comprend aujourd’hui que 800 exécutions qui étaient programmées et devaient avoir lieu mercredi ont été suspendues », a affirmé Karoline Leavitt lors d’une conférence de presse. Toutefois, elle a ajouté que « toutes les options restent sur la table pour le président », rappelant que Donald Trump avait mis en garde Téhéran concernant de « sérieuses conséquences » si la répression des manifestations continuait.
Elle a également confirmé que le président américain avait eu un échange avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui, selon le New York Times, lui aurait demandé de ne pas procéder à une intervention militaire en Iran.
Depuis le début des manifestations le 28 décembre, Donald Trump a intensifié ses menaces d’intervention contre Téhéran. Mercredi, il a déclaré avoir reçu des informations « de sources très importantes » affirmant que « les tueries (avaient) pris fin » et que les exécutions prévues de manifestants n’auraient « pas lieu ».
En réponse à la crise à laquelle la République islamique est confrontée, l’une des plus graves depuis sa création en 1979, les défenseurs des droits humains ont dénoncé une répression ayant causé des milliers de morts, dans un pays où l’accès à internet est coupé depuis une semaine.
Au moins 1.500 condamnés à mort avaient été exécutés en Iran en 2025, selon un rapport publié début janvier par l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui indiquait qu’il s’agissait du plus grand nombre d’exécutions annuel recensé par l’organisation en 35 ans.

