La BAD renforce l’emploi et l’entrepreneuriat au Maroc par des résultats.
La Banque africaine de développement (BAD) a officiellement lancé, lundi 26 janvier, le Programme d’appui et de financement de l’entrepreneuriat pour la création d’emplois (PAFE-Emplois) à Rabat. Depuis 1978, le Groupe de la Banque africaine de développement a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc.
La Banque africaine de développement (BAD) a officiellement lancé, lundi 26 janvier à Rabat, le Programme d’appui et de financement de l’entrepreneuriat pour la création d’emplois (PAFE-Emplois), comme l’a annoncé l’institution panafricaine.
Le lancement de ce nouveau dispositif s’est déroulé lors d’un atelier réunissant une quarantaine de participants, incluant des représentants d’institutions nationales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les équipes responsables de sa mise en œuvre, selon les précisions fournies par la Banque panafricaine.
Ce programme « a pour objectif de soutenir les dispositifs publics d’accompagnement des entrepreneurs, le financement d’un entrepreneuriat inclusif, le renforcement des mécanismes d’incitation destinés aux très petites et moyennes entreprises (TPME) et le soutien aux approches opérationnelles innovantes en faveur de l’emploi », souligne la BAD dans un communiqué.
Le PAFE-Emplois « permettra de promouvoir la création d’emplois en développant les TPME et contribuera à instaurer une culture axée sur les résultats, notamment en matière d’impact sur l’emploi », ajoute la même source.
Dans le cadre de ce programme, soutenu par l’Initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique (AFAWA – Affirmative Finance Action for Women in Africa) via Women Entrepreneurs Finance Initiative (We-Fi), l’institution financière annonce que « les femmes entrepreneuses recevront une subvention qui les aidera à finaliser la préparation de leurs projets et à lever des fonds ».
Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Maroc, explique : « en liant les lignes de garanties et subventions à l’investissement pour les TPME à des objectifs emplois, ce nouveau financement axé sur les résultats contribuera à transformer le potentiel entrepreneurial en impact ». Selon lui, ce dispositif « permettra de renforcer davantage l’efficacité des projets et de catalyser durablement le développement économique local en offrant aux jeunes et aux entrepreneurs les moyens de façonner leur avenir. »
Le PAFE-Emplois « se veut être une réponse à cette ambition : faire de l’entrepreneuriat et des TPME un levier central de création d’emplois formels et durables », insiste Abdeljalil El Hafre, directeur-adjoint du Trésor et des Finances extérieures chargé du secteur financier.
Il est à noter qu’en plus de l’apport de l’AFWA, le PAFE-Emplois bénéficie du soutien d’autres partenaires institutionnels, notamment le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des politiques publiques ainsi que Tamwilcom.
Toujours selon l’institution financière, le programme « compte également sur l’implication d’autres partenaires techniques et financiers comme la Banque allemande de développement (KFW) et la Banque islamique de développement (BID) ».
L’atelier de lancement a par ailleurs présenté le cadre stratégique et la gouvernance du programme, les mécanismes de financement axés sur les résultats, ainsi que les normes environnementales et sociales, souligne la BAD dans son communiqué, précisant que les discussions ont également permis d’identifier les priorités opérationnelles pour la phase de démarrage et de définir une feuille de route partagée entre les différents acteurs.
Enfin, il convient de rappeler que depuis 1978, le Groupe de la Banque africaine de développement a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc, ajoutant que ses interventions couvrent des secteurs stratégiques tels que le transport, la protection sociale, l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la gouvernance, et le secteur financier.
**Alain Bouithy**

