La BAD accompagne la réduction de l’utilisation du cash au Maroc.
La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un don de 510.000 dollars américains à Bank Al-Maghrib (BAM) pour développer les paiements électroniques et renforcer l’inclusion financière au Maroc. Depuis 1970, le Groupe de la Banque africaine de développement a mené plus de 150 opérations dans divers secteurs pour un total de 15 milliards de dollars américains.
La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un don à Bank Al-Maghrib (BAM) pour développer les paiements électroniques et renforcer l’inclusion financière au Maroc. Ce soutien provient du Fonds pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI), lancé en juin 2019 et géré par la Division de l’inclusion financière et de l’intermédiation. La BAD a octroyé un montant de 510.000 dollars américains au Fonds de développement de l’acceptation des paiements électroniques de la Banque centrale du Maroc.
Ce financement s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement des paiements numériques, visant à promouvoir les paiements électroniques, à digitaliser les transactions et à réduire la dépendance au numéraire. La BAD a précisé que cette intervention répond à des enjeux cruciaux identifiés par la Banque centrale du Maroc sur les plans national et sectoriel.
La BAD a constaté que, malgré des avancées significatives dans les infrastructures numériques et l’adoption des technologies, des défis demeurent. L’utilisation limitée des paiements électroniques, une dépendance marquée à l’argent liquide et un secteur informel représentant environ un tiers du PIB entravent l’inclusion financière des populations vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les habitants des zones rurales.
Le financement a pour objectif d’accélérer la transition vers les paiements numériques en élargissant l’accès à des services financiers adaptés aux besoins de tous. La BAD est convaincue qu’il contribuera à réduire l’écart entre les capacités technologiques croissantes du pays, comme la forte pénétration des smartphones et d’Internet, et leur utilisation encore faible pour les paiements numériques.
La Banque panafricaine estime également que ce soutien est essentiel pour atténuer les risques économiques, en intégrant les populations marginalisées dans l’économie formelle et en développant des mécanismes sécurisés, tels que les transferts numériques et les micro-assurances.
Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc, a déclaré que cet accord élargira l’accès aux services financiers pour les populations et les commerçants, renforçant l’écosystème national des paiements et consolidant les bases d’une économie numérique inclusive et durable. De son côté, Abderrahim Bouazza, directeur général de Bank Al-Maghrib, a souligné que le Fonds d’acquisition constitue un levier structurant pour accélérer l’adoption des paiements électroniques au Maroc.
La BAD rappelle que parmi les donateurs de l’ADFI figurent la Fondation Gates, l’Agence française de développement (AFD), le ministère des Finances du gouvernement luxembourgeois, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique de la France, le ministère des Finances du gouvernement indien et l’Initiative pour le financement des entreprises féminines (We Fi).
Présente au Maroc depuis 1970, la Banque africaine de développement a d’abord financé le secteur de l’eau potable et de l’assainissement dès 1978. Depuis, plus de 150 opérations ont été réalisées dans les secteurs de l’énergie, du développement social et humain, du secteur privé, de l’eau et de l’assainissement, des transports et de l’agriculture.
Alain Bouithy

