Intégration des bio-solutions dans les plans de lutte climatique.
Les participants à la 2e édition de la conférence sur l’opérationnalisation des bio-solutions et alternatives biologiques aux pesticides, organisée récemment à Marrakech, ont plaidé en faveur de l’intégration des bio-solutions dans les plans de lutte contre le changement climatique. Ils ont recommandé d’intégrer davantage l’agriculture biologique dans les politiques publiques agricoles et de mettre en place des incitations financières en vue de sa généralisation.
Les participants à la deuxième édition de la conférence sur l’opérationnalisation des bio-solutions et alternatives biologiques aux pesticides, récemment tenue à Marrakech, ont plaidé pour intégrer les bio-solutions dans les stratégies de lutte contre le changement climatique.
Dans les recommandations qui ont conclu cette rencontre, organisée par l’Association des ingénieurs de l’Ecole nationale d’agriculture de Meknès (AIENA), les participants ont préconisé d’incorporer davantage l’agriculture biologique dans les politiques publiques agricoles et de mettre en œuvre des incitations financières pour sa généralisation.
Ils ont également appelé à un soutien accru à la Recherche et Développement (R&D) et au renforcement du financement de la recherche publique sur les bio-solutions, en particulier celles adaptées aux conditions climatiques locales et aux principales filières agricoles du Royaume.
Les intervenants ont souligné la nécessité de simplifier les procédures d’homologation des biopesticides, en adaptant la réglementation sur l’usage agricole aux spécificités des bio-solutions. Ils ont aussi demandé la création d’une structure de coordination nationale impliquant toutes les parties prenantes (institutions concernées, recherche, profession, interprofession et société civile).
Les conférenciers ont, en outre, proposé d’établir un réseau de conseillers agricoles spécialisés dans l’accompagnement en agriculture biologique et agro-écologie. Ils ont recommandé de mettre en place des programmes de formation continue pour les agriculteurs afin de faciliter la transition vers des méthodes biologiques et agroécologiques.
Ils ont également suggéré la création d’un observatoire national sur les intrants biologiques pour renforcer la filière biologique à l’échelle nationale.
Concernant la sensibilisation, les participants ont souligné l’importance de campagnes de communication grand public pour promouvoir les avantages des bio-solutions, afin d’encourager leur adoption à grande échelle.
Organisée en collaboration avec la Chambre d’agriculture de Marrakech-Safi, cette conférence a réaffirmé le rôle stratégique des bio-solutions pour bâtir une agriculture marocaine durable et résiliente, respectueuse de la biodiversité et économiquement viable face au changement climatique.
Cette rencontre a également permis d’évaluer la faisabilité technique et économique de l’intégration des bio-solutions dans les systèmes de production, marquant le passage de la théorie à l’opérationnalisation des alternatives biologiques aux intrants chimiques conventionnels.
La conférence avait aussi pour but de diffuser auprès des ingénieurs, producteurs et opérateurs économiques les avancées récentes en R&D ainsi que les résultats d’expérimentations agronomiques significatives.

