Conquête : projet ambitieux sans précédent lancé en 2023.
La jeunesse ittihadie a accédé au présidium de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste (IUSY) avec l’élection de Hind Ksiouar, membre de son Bureau national. Un travail méthodique de réinvestissement des espaces internationaux a été mené depuis treize ans par la direction politique de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP).
À Istanbul, lors du dernier congrès de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste (IUSY), la jeunesse ittihadie a réalisé un progrès historique : pour la première fois, elle intègre le présidium de cette organisation mondiale suite à l’élection de Hind Ksiouar, membre de son Bureau national. Ce n’est pas un simple siège. C’est une conquête. En effet, une conquête ne repose pas sur le hasard. Elle est le fruit d’un long processus, d’un travail acharné, et d’une vision claire. Celle d’un parti, l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), qui, depuis plus de cinquante ans, s’inscrit dans les grandes dynamiques internationales du mouvement progressiste. De l’Internationale Socialiste à l’Alliance Progressiste, l’USFP n’a cessé d’être la voix marocaine crédible, engagée et respectée.
Ce capital politique et relationnel n’est ni le résultat d’improvisation, ni d’opportunisme. Il se construit, se renforce et se transmet. C’est précisément cette continuité qui permet aujourd’hui à la jeunesse ittihadie de franchir un cap crucial. Il est également important de le souligner : cette avancée résulte d’une dynamique renouvelée. Depuis treize ans, sous l’égide de la direction politique du parti, un travail méthodique de réinvestissement dans les espaces internationaux a été effectué. Présence soutenue, repositionnement stratégique, recréation d’alliances : l’USFP a progressivement retrouvé sa place dans les cercles où se dessinent les équilibres politiques mondiaux.
La percée de la jeunesse ittihadie à Istanbul est ainsi à la fois une consécration et une projection. C’est la consécration d’une école politique, d’une culture militante et d’une capacité à proposer un discours audible au niveau mondial. C’est aussi une projection vers un nouveau cycle, dans lequel la jeunesse joue un rôle clé dans l’influence internationale du parti.
Dans un contexte international marqué par des luttes d’influence constantes, cette avancée s’inscrit dans un changement plus large. Le recul de la jeunesse du Polisario dans ces instances n’est pas anodin : il traduit une réorganisation des rapports de force, où la légitimité ne peut plus être simplement décrétée, mais doit se construire par la crédibilité, la constance et la capacité à convaincre.
Mais au-delà des équilibres, le message politique est clair. Il témoigne d’une jeunesse progressiste qui refuse le déclin, qui s’engage sur les scènes internationales et qui comprend que la bataille des idées se joue désormais à une échelle globale. À Istanbul, la jeunesse ittihadie n’a pas seulement acquis un siège. Elle a prolongé une histoire. Elle a ouvert un nouvel horizon. Une conquête. Et sans doute, le début d’un nouveau cycle.
Par Ahmed El Mehdi Mezouari

