Maroc

Colloque international à Dakhla sur autonomie et développement régional

Un colloque international s’est tenu mercredi à Dakhla, rassemblant des experts et universitaires marocains et étrangers pour examiner les modèles d’autonomie et de régionalisation, ainsi que leur rôle dans le développement des régions. La résolution historique 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies a été mentionnée, consacrant le plan marocain d’autonomie comme la seule base pour parvenir à un règlement définitif du différend régional autour du Sahara marocain.


Un groupe d’experts et d’universitaires marocains et étrangers s’est réuni, mercredi à Dakhla, pour discuter des modèles d’autonomie et de régionalisation, ainsi que de leur rôle dans le développement régional. Ce colloque international a mis en lumière les différentes formes de décentralisation dans la gestion des affaires publiques.

Organisé par le Conseil de la région de Dakhla-Oued Eddahab, avec la collaboration de l’Université Abdelmalek Essaâdi et du Centre d’études afro-ibéro-américaines et atlantiques sur la gouvernance et le développement durable, cet événement s’inscrit dans une dynamique d’échange autour des expériences comparées en matière de gouvernance territoriale.

Lors de cet événement, le vice-président du Conseil régional, Moulay Boutal Lambarki, a souligné que cette rencontre représente une occasion pour les acteurs politiques d’explorer différents modèles de développement, d’échanger des expériences, d’analyser les réussites en matière de gestion des compétences territoriales et de retenir les meilleures pratiques pour construire des régions robustes et durables.

Selon M. Lambarki, le développement territorial dépend du renforcement du rôle des régions, de l’investissement dans le capital humain, ainsi que de l’établissement de coopérations internationales et de partenariats intelligents.

La vice-présidente chargée de la recherche scientifique et de la coopération à l’Université Abdelmalek Essaâdi, Hind Cherkaoui, a souligné que la région de Dakhla-Oued Eddahab, en raison de sa position géostratégique comme porte du Maroc vers l’Afrique, est un lieu idéal pour débattre de questions importantes. Elle a ajouté que l’Université s’efforce d’intégrer la question du Sahara marocain dans ses priorités académiques, en liant la connaissance à la réalité locale et en faisant de la recherche scientifique un levier de développement pour soutenir les politiques nationales.

Le choix du thème « Systèmes d’autonomie » pour ce colloque reflète la volonté de l’Université de proposer des approches scientifiques qui démontrent que l’autonomie sous souveraineté marocaine ne représente pas seulement une solution politique, mais un modèle intégré conciliant souveraineté nationale, développement durable et reconnaissance internationale.

Luca Mezzetti, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Bologne (Italie), a précisé que la rencontre couvrait plusieurs modèles d’autonomie territoriale, notamment ceux de l’Italie, de l’Espagne, de la France et du Brésil, soulignant que le plan d’autonomie pour le Sahara marocain est un outil clé pour parvenir à un développement global dans la région. Il a aussi fait remarquer que la région connaît un développement significatif grâce à des investissements importants et à de grands projets, comme le port « Dakhla Atlantique », considéré comme une porte stratégique du Maroc vers l’Afrique, l’Amérique latine et l’Europe.

Hamid Aboulas, professeur et directeur du Centre d’études afro-ibéro-américaines et atlantiques pour la gouvernance et le développement durable, a noté que cette rencontre a lieu dans un contexte de forte dynamique diplomatique concernant l’intégrité territoriale du Royaume, notamment suite à la résolution historique 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui consacre le plan marocain d’autonomie comme la seule base pour un règlement définitif du conflit régional autour du Sahara marocain.

Il a ajouté que la présence d’experts et d’universitaires a permis un échange de points de vue sur les modèles d’autonomie, leurs avantages et défis, ainsi que sur le processus de régionalisation avancée.

Les interventions des participants ont couvert plusieurs thèmes, notamment « Le système d’autonomie en Italie : les régions comme modèle », « Les caractéristiques du modèle fédéral brésilien : décentralisation, démocratie et compétences constitutionnelles », et « La gouvernance des objectifs de développement durable dans le modèle régional espagnol ». D’autres sujets proches ont également été discutés, tels que « La représentation des femmes dans les systèmes d’autonomie », « Les modèles d’autonomie en Europe et en Amérique latine : caractéristiques communes », ainsi que « La gestion financière des régions dans les modèles d’autonomie ».