Maroc

Avant-première de « La Mer au loin » de Saïd Hamich Benlarbi

Le film « La Mer au loin », réalisé par Saïd Hamich Benlarbi, a été projeté en avant-première, mardi soir au cinéma Mégarama à Casablanca. Ce long métrage de 116 minutes retrace le parcours de Nour, 27 ans, arrivé clandestinement à Marseille, où il tente de survivre en marge de la société.


Le film « La Mer au loin », réalisé par Saïd Hamich Benlarbi, a été présenté en avant-première mardi soir au cinéma Mégarama à Casablanca, en présence de l’équipe artistique, avant sa sortie nationale. Ce long métrage de 116 minutes suit le parcours de Nour, un jeune homme de 27 ans qui arrive clandestinement à Marseille et tente de survivre en marge de la société, en multipliant les rencontres et les expériences.

Sa vie prend un tournant décisif lorsqu’il rencontre Serge, un policier charismatique, et sa compagne Noémie, formant ainsi un trio inattendu où les relations évoluent et certitudes s’effondrent. À travers une écriture sensible et une mise en scène épurée, « La Mer au loin » dépeint les années 1990 et le début des années 2000, offrant un regard délicat sur une jeunesse à la recherche de repères, tiraillée entre l’exil, l’errance et le désir de liberté.

Le film navigue entre chronique urbaine et romance à fleur de peau, explorant des désirs inavoués, des élans contrariés et des rêves persistants malgré l’incertitude. Dans une déclaration à la MAP, Saïd Hamich Benlarbi a précisé que « La Mer au loin » s’inscrit dans une approche cinématographique intimiste, s’intéressant principalement aux trajectoires humaines et aux identités en mouvement. Il a également ajouté que ce long métrage examine les zones de fragilité des personnages, leurs silences et leurs contradictions, à travers une mise en scène qui favorise l’observation, la durée et l’authenticité des émotions.

Ayoub Gretaa, qui joue le rôle de Nour, a exprimé que ce personnage constitue un défi artistique particulier, soulignant qu’il représente un jeune homme marqué par l’exil, la solitude et la recherche de sens. Nour est en quête d’équilibre, oscillant entre la nécessité de survivre et un profond besoin d’appartenance.

Nisrine Erradi, quant à elle, a indiqué que sa participation à « La Mer au loin » s’inscrit dans la continuité de son parcours artistique, faisant remarquer que le film traite de thématiques universelles liées aux relations humaines, aux désirs refoulés et aux choix de vie. Elle a également souligné l’importance accordée par le réalisateur à la subtilité du jeu et à l’expressivité des émotions.

Fatima Atif, qui incarne la mère de Nour, a affirmé que ce personnage est la mémoire affective et émotionnelle du film, symbolisant l’attachement, l’attente et la douleur de la séparation, tout en mettant en lumière l’impact de l’exil sur ceux qui partent et ceux qui restent. Le film bénéficie également des performances des acteurs français Anna Mouglalis et Grégoire Colin, contribuant ainsi à la profondeur humaine et émotionnelle de l’œuvre.

Enfin, « La Mer au loin » a reçu le Grand Prix de la 25ᵉ édition du Festival national du film de Tanger, confirmant sa place sur la scène cinématographique nationale.