Artisan de l’indépendance du Maroc : un héritage à ne pas oublier
Ce samedi 10 Ramadan 1447 H, le peuple marocain a commémoré le 67e anniversaire de la disparition de Feu Sa Majesté Mohammed V. Le 16 novembre 1955, le retour triomphal du Père de la Nation et de l’Auguste Famille Royale à la mère-patrie a marqué une étape importante dans l’histoire du Maroc.
C’est dans un esprit de piété et de recueillement que le peuple marocain a célébré, ce samedi 10 Ramadan 1447 H, le 67e anniversaire de la mort de Feu Sa Majesté Mohammed V, figure emblématique de l’indépendance du Maroc et symbole de la lutte pour la liberté et l’émancipation des peuples. Ce moment représente un devoir de reconnaissance envers le Père de la Nation, qui a consacré sa vie à la cause de l’indépendance du Maroc, acceptant d’énormes sacrifices pour réaliser le rêve cher à tous les Marocains : voir partir le dernier soldat du protectorat, afin de se consacrer à l’édification d’un État de droit et de démocratie.
Quatre ans après la proclamation de l’indépendance du Royaume, le regretté Souverain est décédé le 10e jour du Ramadan de l’année 1380 H (26 février 1961). Il laisse aux Marocains le souvenir d’un Roi patriote, engagé et courageux, qui a dédié sa vie à la juste cause de son pays, affrontant de nombreuses difficultés et les manigances des autorités coloniales, sans jamais perdre sa foi ni sa détermination.
Dans sa quête incessante pour l’indépendance, Feu SM Mohammed V insistait sur la concertation et la coordination avec le Mouvement national, convaincu que la souveraineté ne pouvait être l’œuvre d’un individu ou d’une institution unique, mais devait résulter d’une action collective fondée sur la foi et l’effort de sensibilisation et de mobilisation du peuple marocain.
Le point culminant de cette action collective a été la présentation, le 11 janvier 1944, du Manifeste de l’indépendance, une initiative audacieuse qui illustre la parfaite synergie entre le Trône, le mouvement national et le peuple, constituant ainsi le premier pas vers la libération du joug du protectorat.
Le 10 avril 1947, le Sultan Mohammed Ben Youssef se rend à Tanger pour prononcer un discours marquant l’Histoire. Pour la première fois, le Souverain formule explicitement la revendication de l’indépendance du Maroc, provoquant l’inquiétude parmi les autorités coloniales, qui, acculées, tentèrent de reprendre le contrôle.
Après l’échec de leurs manœuvres, faisant pression sur Feu SM Mohammed V pour le contraindre à abandonner la lutte nationale, les colonisateurs ourdissent un complot contre le Sultan et la Famille Royale, les forçant à l’exil en août 1953, d’abord en Corse puis à Madagascar.
Ce plan des forces d’occupation se retourne contre elles. Ayant pour objectif de rompre le lien entre le Roi défunt et son peuple, la déportation de Mohammed Ben Youssef renforce au contraire l’unité du peuple et du mouvement national, déclenchant des soulèvements populaires et des actions armées contre les forces coloniales, faisant de l’indépendance une cause qui mobilise l’ensemble de la population derrière son Souverain.
Cette belle aventure de patriotisme, de bravoure et de fidélité s’achève par le retour triomphal du Père de la Nation et de la Famille Royale en terre natale, le 16 novembre 1955, suivi de l’annonce, un an plus tard, de l’indépendance et du début du « Grand Jihad », celui de la construction d’un Maroc nouveau et moderne.
Après la récupération de l’indépendance et dans le même esprit que celui du Père de la Nation, Feu Sa Majesté Hassan II, compagnon de lutte du héros de l’indépendance, a continué à consolider les acquis en initiant un vaste programme pour le développement économique et social du pays, avant que son digne successeur, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, n’assume la responsabilité de cette œuvre avec détermination et abnégation.
Ainsi, depuis son accession au Trône de ses Glorieux Ancêtres, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, s’est engagé dans la réalisation de ce grand projet national, propulsant le Maroc vers une nouvelle ère, celle de la modernité et du développement.

