Maroc

Arnoldo André Tinoco : Le Costa Rica qualifie le Maroc de « partenaire » vers l’Afrique et l’Europe.

Le ministre des Relations extérieures et du Culte du Costa Rica, Arnoldo André Tinoco, a affirmé, jeudi à Rabat, que l’Amérique latine, et le Costa Rica en particulier, considère le Maroc comme « un partenaire » et « un pont » vers les continents africain et européen. Il a par ailleurs mis en exergue les efforts de son pays en matière d’ouverture économique, évoquant la conclusion de nouveaux accords de libre-échange avec plusieurs pays et l’achèvement imminent du processus d’adhésion à l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).


Le ministre des Relations extérieures et du Culte du Costa Rica, Arnoldo André Tinoco, a déclaré, jeudi à Rabat, que l’Amérique latine, et particulièrement le Costa Rica, considère le Maroc comme « un partenaire » et « un pont » vers les continents africain et européen.

Lors d’une conférence organisée à la Faculté des lettres et des sciences humaines sur le thème « L’Amérique latine à l’ère de la fragmentation mondiale : défis et opportunités pour le Costa Rica », M. André Tinoco a souligné que le Royaume du Maroc représente « un partenaire qui jouit d’une position stratégique singulière et un acteur majeur » dans les espaces arabes et méditerranéens, tout en constituant une plateforme pour renforcer la coopération Sud-Sud.

Le chef de la diplomatie costaricienne a noté que, dans un monde divisé, « la nécessité de bâtir des passerelles dépassant le cadre de la coopération bilatérale pour relier plusieurs régions s’impose », en mettant en avant les opportunités pour le Maroc et l’Amérique latine d’instaurer une coopération renforcée dans divers domaines tels que le commerce, la diplomatie, l’éducation, la recherche académique, les technologies et la culture.

En examinant la situation en Amérique latine et dans les Caraïbes, M. André Tinoco a signalé que les fractures du système international pèsent sur ces deux régions, qui font face à des « défis de longue date », comme « la faiblesse de la croissance économique, les profondes inégalités sociales, la fragilité des institutions, en plus des fléaux de l’insécurité et de la criminalité organisée ».

Dans un contexte mondial fragmenté, « l’Amérique latine ne peut pas se permettre de rester inactive », a-t-il précisé, ajoutant que « notre force ne découlera pas d’alignements préétablis, mais du travail collectif, de la réflexion stratégique, du maintien d’un engagement en faveur du dialogue et de la construction de ponts avec des régions comme l’Afrique du Nord et des pays comme le Maroc ».

Concernant le Costa Rica, le ministre a mis en avant la résilience de son pays face à des défis significatifs, semblables à ceux rencontrés par d’autres nations, grâce à « l’investissement dans le capital humain, la diversification de la production, l’engagement envers la durabilité environnementale et un multilatéralisme ouvert et inclusif ».

Il a également évoqué les efforts de son pays en matière d’ouverture économique, y compris la conclusion de nouveaux accords de libre-échange avec plusieurs pays, le début de négociations pour adhérer à l’Alliance du Pacifique, qui regroupe le Mexique, la Colombie, le Pérou et le Chili, ainsi que l’achèvement imminent du processus d’adhésion à l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) qui regroupe des pays d’Asie, des façades pacifiques des Amériques, le Canada et le Royaume-Uni, récemment inclus dans cet ensemble.

M. André Tinoco a aussi encouragé les étudiants à contribuer à la promotion des liens entre l’Afrique et l’Amérique latine, en réfléchissant à de nouvelles formes de coopération Sud-Sud, les désignant comme des bâtisseurs de passerelles intellectuelles, culturelles et diplomatiques. Il a ajouté que les universités « ne sont pas de simples lieux d’apprentissage, mais des espaces où se façonne l’avenir de la coopération internationale ».

Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la visite du ministre des Relations extérieures du Costa Rica au Maroc, durant laquelle il doit rencontrer plusieurs responsables marocains.