Armement : L’Italie et la Turquie, nouveaux fournisseurs du Maroc


Armement : L’Italie et la Turquie, nouveaux fournisseurs du Maroc

Hélicoptère, frégate, drones, radars, blindés…

Dans les médias spécialisés dans les questions de défense, les potentiels contacts entre le Maroc et de nouveaux fournisseurs occupent le devant de la scène. Dans sa politique de renforcement de son arsenal, le Royaume n’hésite pas à diversifier ses fournisseurs. Alors que l’arsenal militaire national est majoritairement constitué de matériel d’origines américaine et française, il existerait des contacts avec d’autres partenaires. Sur ce plan, deux pays émergent du lot, à savoir l’Italie et la Turquie. Des contacts qui portent sur plusieurs types d’armes. Dans ce sens, le très bien informé, FarForum, une plate-forme spécialisée dans l’actualité des Forces Armées Royales et régulièrement présentée comme très crédible, avait révélé, il y a quelques temps, l’intérêt du Maroc pour les frégates du constructeur naval italien, Fincantieri (des médias français se sont également fait l’écho de ces informations).

Il est question ainsi d’acquérir deux unités FREMM (Frégate Européenne Multi-Mission) Carlo Piragamini sachant que le Royaume opère déjà une frégate du même type de classe Aquitaine de fabrication française. D’ailleurs, les frégates FREMM ont été développées conjointement dans le cadre d’un programme franco-italien même si les bâtiments équipant les marines de ces deux pays ont quelques différences au niveau du contrôle radar notamment. Ce renforcement intervient dans le cadre d’un plan militaire plus large baptisé Omera visant à moderniser l’équipement de la Marine Royale marocaine.

Mais les besoins ne se limitent pas à la composante marine. Des sites spécialisés dans les informations militaires et les questions de défense ainsi que la presse espagnole (LaRazon en l’occurrence) ont signalé la reprise de contact entre le Maroc et la Turquie pour l’acquisition d’Hélicoptère de combat de type Atak. Ces aéronefs sont développés conjointement par la Turquie et l’Italie. Selon la quotidien espagnol, «La Razón», les FAR seraient en négociation avec Turkish Aerospace Industries (TAI) et l’italien AgustaWestland pour l’acquisition de 22 hélicoptères d’attaque T129 ATAK pour une valeur de 1,3 milliard de dollars. Les premiers contacts portent également sur l’acquisition de missiles et d’équipements électroniques pour les nouveaux appareils. Ces informations arrivent à un moment où le Maroc veut intégrer dans sa flotte aérienne, les drones du pays d’Attaturk. En effet, la presse turque avait annoncé récemment que le Maroc venait de signer un contrat d’acquisition de 12 drones de combat Bayraktar de type TB2. Des drones plutôt accessibles niveau prix mais redoutablement efficaces avec des résultats très probants dans certains théâtres de combat en Asie et en Afrique.

L’engouement pour le made in Turkey concernerait également le véhicule blindé Ejder Yalçın développé par la société turque, Nurol Makina. Selon le site d’information turc «Daily Sabah», Nurol Makina est en pourparlers avec Rabat pour la vente d’Ejder Yalçın au profit des Forces Armées Royales. Ejder Yalçın est un véhicule de combat blindé fabriqué par Nurol Makina, un constructeur de véhicules blindés de l’industrie de la défense turque dont sont dotés de nombreux pays du Moyen-Orient, du Golfe, d’Asie, d’Afrique et d’Europe, a indiqué Daily Sabah. Enfin, la coopération militaire pourrait même couvrir le domaine des radars.

Selon le site d’information spécialisé Global Defence Corp, le fabricant turc des systèmes de communication et de défense électronique, ASELSAN, envisage de mettre à la disposition du Royaume, entre 2023 et 2024, un système de guerre électronique Koral dernière génération.