Amina Bouayach rencontre le président du Conseil des droits de l’Homme.
Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme, a eu des entretiens mercredi avec M. Siddhartho Raza Suryodipuro, président du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies. Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de mobiliser les efforts et de renforcer la coordination en matière de droits humains, dans un contexte marqué par la crise du multilatéralisme et les difficultés de financement des actions en faveur des droits humains.
La présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Amina Bouayach, également présidente de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI), a rencontré mercredi le président du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies (CDH), M. Siddhartho Raza Suryodipuro.
Cette réunion s’inscrit dans une démarche de plaidoyer visant à renforcer la protection des droits à l’échelle internationale et à promouvoir le rôle des institutions nationales des droits de l’Homme (INDH). Elle fait suite à la rencontre de Mme Bouayach l’année dernière à New York avec le Secrétaire général des Nations unies, M. António Guterres, et avec le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, M. Volker Türk, il y a deux jours.
Lors de cet entretien, les deux responsables ont souligné la nécessité de mobiliser les efforts et de renforcer la coordination en matière de droits humains, dans un contexte marqué par une crise du multilatéralisme, des difficultés de financement pour les actions en faveur des droits, et des attaques à l’encontre de l’universalité des droits dans plusieurs régions.
Cette rencontre a également permis d’échanger des vues sur les défis actuels rencontrés par le système des droits de l’Homme, notamment en raison de mutations mondiales rapides, qui exigent le développement de mécanismes de travail et le renforcement de la coopération multilatérale.
Amina Bouayach a mis en avant l’importance d’améliorer l’interaction des INDH avec les résolutions du Conseil des droits de l’Homme et les procédures spéciales des Nations unies. Elle a également souligné la nécessité de coordonner les efforts entre les divers acteurs internationaux pour garantir le respect des normes internationales des droits humains, tout en renforçant la présence des institutions nationales au sein des mécanismes onusiens, de manière à contribuer efficacement à la surveillance des violations et à la formulation de recommandations et de solutions nationales.
Elle a aussi insisté sur le rôle essentiel de ces institutions dans la promotion de la culture des droits humains à l’échelle nationale et régionale, ainsi que dans l’ancrage du droit international sur le plan national.
De son côté, le président du CDH a salué le rôle des institutions nationales et le dynamisme du plaidoyer de la GANHRI, affirmant son intention de renforcer la coopération avec ces institutions.
Enfin, les deux parties se sont accordées sur la nécessité de poursuivre leur action commune pour renforcer la protection des droits et des libertés et d’intensifier les efforts pour faire face aux défis, dans le but de consolider un système international des droits humains plus juste et plus efficace.

