Administration numérique : Le rapport de la Cour des comptes décortiqué


Administration numérique : Le rapport de la Cour des comptes décortiqué

Mohamed Ben Abdelkader tient une journée d’étude à Rabat

«La digitalisation des services publics est la pierre angulaire de la réforme de l’administration dans la mesure où cette réforme ne peut être entérinée en méconnaissant ou en minimisant son aspect digital».

Les propos émanent du ministre délégué chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique, Mohamed Ben Abdelkader. Ouvrant une journée d’étude sur les services de l’administration numérique initiée par le département de tutelle avec la participation de directeurs des systèmes d’information issus de 80 départements, M. Ben Abdelkader a rappelé que son ministère veille à la prise en compte de toutes recommandations émanant d’institutions constitutionnelles du Royaume, à leur tête la Cour des comptes «qui bien qu’elle parle d’évolution significative dans le classement des services en ligne au Maroc, pointe du doigt la défaillance de certains aspects de la réforme digitale».

Cette journée d’étude se veut ainsi une occasion pour discuter autour des recommandations émises par la Cour des comptes de manière à jeter la lumière sur les acquis réalisés et pallier ces défaillances, le tout pour façonner une administration dotée d’un service en ligne performant, a-t-il insisté.  Citant le rapport de la juridiction, Hicham Nass, président de section à la quatrième chambre de la Cour des comptes, a relevé de son côté une évolution positive des services en ligne au Royaume qui, toutefois, «demeure handicapée par les facteurs du capital humain et de l’infrastructure IT».

Il a dans ce sens rappelé que la Cour s’est inspirée de la méthode du benchmark de l’e-gouvernement réalisé annuellement par la Commission européenne, dans la mesure où la Cour des comptes a évalué le niveau de maturité d’un ensemble de services clés ainsi que la disponibilité en ligne des services d’une sélection d’événements de vie, ajoutant que cette évaluation a permis de relever des faiblesses multiples relatives au niveau bas de maturité de certains services clés, à la disponibilité en ligne insuffisante des services des événements de vie ainsi qu’à la perte et recherche d’un emploi et à l’entame d’une procédure de plainte courante.