À Paris, 27 pays, dont le Maroc, s’engagent sur le financement de l’énergie nucléaire.
Le deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire s’est tenu mardi à Paris et a abouti à une Déclaration sur le financement de l’énergie nucléaire, signée par vingt-sept pays, dont le Maroc. Les signataires ont exprimé leur soutien « aux objectifs à long terme d’expansion de la production d’électricité nucléaire et de l’industrie nucléaire au sens large afin d’accélérer la diversification énergétique et de renforcer la sécurité énergétique ».
Les travaux du deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire se sont achevés mardi à Paris, à l’initiative de la France et en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ce sommet a abouti à une Déclaration sur le financement de l’énergie nucléaire, signée par vingt-sept pays, dont le Maroc.
Dans ce document, rendu public dans la soirée par L’Elysée, les signataires affirment être « conscients de la demande mondiale croissante d’énergie fiable, abordable et à faible émission », et reconnaissent que « l’énergie nucléaire, lorsqu’elle est déployée de manière responsable, peut contribuer à la sécurité énergétique et aux efforts de développement économique, en phase avec les priorités nationales ».
Ils soulignent également l’importance de mobiliser un financement adéquat, prévisible et diversifié pour les projets d’énergie nucléaire, à travers une combinaison de financements impliquant le secteur public, les institutions financières internationales, les organismes de crédit à l’exportation, les investisseurs privés et des instruments financiers novateurs, ainsi que des cadres de réglementation des actifs.
Les pays signataires se réjouissent des récentes initiatives prises par les institutions financières internationales pour renforcer les capacités en matière d’énergie nucléaire, notamment le cadre de coopération établi entre le Groupe de la Banque mondiale et l’AIEA en juin 2025, ainsi que les accords signés entre l’AIEA et la Banque asiatique de développement (BAsD), la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes (CAF) et le Fonds de l’OPEP pour le développement international. Ils mentionnent aussi l’engagement et le soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) ainsi que la participation continue de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
Ils réaffirment leur soutien « aux objectifs à long terme d’expansion de la production d’électricité nucléaire et de l’industrie nucléaire au sens large afin d’accélérer la diversification énergétique et de renforcer la sécurité énergétique », conclut le texte.
Il est rappelé que le Groupe de la Banque mondiale, la BAsD, la CAF, le Fonds de l’OPEP, la BEI et la BERD collaborent avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et d’autres organismes pour aider les pays intéressés par le développement de l’énergie nucléaire.
Organisé dans un contexte de hausse des besoins en électricité et d’accélération des stratégies de décarbonation, ce deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire se veut un cadre politique de référence pour le développement du nucléaire civil, en complément des espaces techniques de l’AIEA et en amont de plusieurs échéances internationales prévues en 2026, y compris la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Cette rencontre de haut niveau, qui a suivi une première édition à Bruxelles en mars 2024, a rassemblé des chefs d’État et de gouvernement, des responsables d’organisations internationales, des institutions financières, des industriels et des experts pour discuter du rôle du nucléaire civil face aux défis énergétiques et climatiques mondiaux.

