Xi Jinping est arrivé au Kazakhstan, sa première visite à l’étranger depuis la pandémie

Le président chinois Xi Jinping est arrivé mercredi au Kazakhstan, pour sa première visite à l’étranger depuis le début de la pandémie, a constaté l’AFP.

L’avion du dirigeant chinois a atterri à Nur-Sultan, la capitale de ce pays d’Asie centrale, peu après 08H30 GMT.

A la descente de l’avion, Xi Jinping a été accueilli par le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev, les deux dirigeants portant des masques, tout comme leurs délégations respectives et la garde d’honneur.

Xi Jinping, qui se rendra après cette visite en Ouzbékistan pour un sommet des dirigeants des États membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), n’avait pas quitté la Chine depuis les premiers jours de la pandémie de Covid-19.

A la veille de ce déplacement, le dirigeant chinois a promis de « défendre la sécurité commune » avec le Kazakhstan, dans un article pour la presse kazakhe, diffusé mardi par la télévision publique chinoise CCTV.

Selon Xi Jinping, la Chine souhaite coopérer avec le Kazakhstan dans la lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé international ainsi que contre les trois « fléaux », terme utilisé par Pékin pour désigner le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme religieux.

Le gouvernement chinois a déjà utilisé cette formule pour justifier la répression exercée au Xinjiang, région chinoise frontalière du Kazakhstan, à l’encontre de la population musulmane ouïghoure.

La Chine est accusée par des pays occidentaux et des organisations de défense des droits de l’homme d’avoir enfermé plus d’un million d’Ouïghours et d’autres membres de minorités musulmanes, y compris des Kazakhs, dans des camps. Pékin rejette les accusations de violations des droits de l’homme au Xinjiang, affirmant que les mesures prises sont destinées à combattre le terrorisme et à assurer le développement de la région.

Des milliers de Kazakhs ont des liens familiaux avec des habitants du Xinjiang, région où les Kazakhs constituent la deuxième plus grande population turcophone après les Ouïghours

Le Kazakhstan, qui veut approfondir ses importantes relations commerciales avec la Chine, tend à s’aligner sur la position de Pékin au sujet du Xinjiang.

Mais le pays est tout de même devenu une base arrière de militants et d’ONG dénonçant la situation au Xinjiang et reprochant aux autorités kazakhes leur inaction.

Après sa visite au Kazakhstan, Xi Jinping se rendra à Samarcande, en Ouzbékistan, pour y participer au sommet des dirigeants des États membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), prévu les 15 et 16 septembre.

L’OCS est composée de la Chine, de la Russie, de quatre pays d’Asie centrale – le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan -, de l’Inde et du Pakistan.

La Russie a indiqué que M. Xi rencontrerait le président russe Vladimir Poutine lors du sommet, Moscou, frappé par des sanctions occidentales, cherchant à renforcer ses liens avec Pékin.

Le Kremlin a insisté mardi que l’OCS constituait « une alternative réelle aux structures orientées vers l’Occident ».