Vu de République tchèque : l’Europe a fait revenir les cerveaux à l’université Masaryk de Brno

Abonnés Laure de Charette Envoyée spéciale à Brno Publié le – Mis à jour le

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Le responsable du laboratoire présente sa gigantesque machine, de trois mètres de hauteur, les yeux emplis de fierté. Il a désormais sous sa responsabilité Titan Krios, le microscope le plus puissant du monde. Avec cet équipement de pointe, acheté 5 millions d’euros grâce aux fonds européens, ses chercheurs peuvent observer les échantillons au niveau atomique. Au sud de la République tchèque, à Brno, l’université Masaryk, forte de 32 000 étudiants, fait partie des grands gagnants de l’intégration européenne. Elle a reçu ces dernières années 200 millions d’euros du Fonds européen de développement régional, grâce auxquels elle a construit le Central European Institute of Technology (Ceitec), consacré aux sciences de la vie. « J’ai étudié ici il y a vingt ans. Puis je suis allé aux États-Unis, et j’ai ensuite formé mon groupe de recherche en Autriche. Mais j’ai été rapatrié, avec l’argent du Ceitec, et parce que cet endroit était devenu très attirant », nous explique Karel Riha, directeur de recherche spécialisé dans la génomique des plantes.