Vladimir Poutine et Xi Jinping inaugurent le gazoduc Force de Sibérie

« Cette inauguration est « un événement véritablement historique, non seulement pour le marché mondial de l’énergie, mais avant tout pour vous et moi, pour la Russie et la Chine« , a déclaré Vladimir Poutine lors d’une vidéo-conférence retransmise à la télévision russe.

Les Présidents russe et chinois ont inauguré, ce lundi 2 décembre, le gazoduc Force de Sibérie qui reliera les deux pays.

Les Présidents russe et chinois ont inauguré, le 2 décembre, le gazoduc Force de Sibérie qui reliera les deux pays.

La cérémonie a eu lieu sous la forme d’une visioconférence entre Pékin, Sotchi et les stations de compression en Russie et en Chine.

Selon Vladimir Poutine, ce projet amène les relations entre les deux pays à un niveau d’une qualité nouvelle et les approche de leur objectif qui est de porter les échanges bilatéraux à 200 milliards de dollars d’ici à 2024.

Gazprom et la société chinoise d’hydrocarbures CNPC ont signé en mai 2014 un traité sur l’approvisionnement en gaz russe de la Chine via la Route de l’est. Le traité a été conclu pour une durée de 30 ans et prévoit la livraison annuelle de 38 milliards de mètres cubes par le gazoduc Force de Sibérie.
Le projet Force de Sibérie est éco-responsable, son lancement permettra à la Chine de réduire les rejets de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, a déclaré à l’agence russe Sputnik Alexeï Kokorine, responsable du programme Climat et énergie du WWF Russie.

«Le gaz est un combustible intermédiaire entre le charbon et les énergies renouvelables. S’il remplace le charbon en Chine, ce sera bon pour la protection de l’environnement et le climat: le gaz c’est 1,5 fois moins de rejets de gaz carbonique», a-t-il indiqué.

Plus de 2000 kilomètres de long, entre la Sibérie et la frontière chinoise. « Force de Sibérie », c’est le nom de ce gazoduc, qui doit permettre à la Russie de livrer du gaz aux Chinois, d’ici trois ans.

C’est un chantier colossal et le contrat qui l’accompagne est tout aussi impressionnant : à terme la Russie espère livrer près de 40 milliards de m3 de gaz tous les ans à son voisin chinois, ce qui lui rapporterait la bagatelle de 400 milliards de dollars sur trente ans. Des champs de gaz sibériens au fleuve Amour qui marque la frontière entre les deux pays, 4 000 kilomètres de tuyaux ont déjà été installés.

Pour l’heure, c’est le tronçon russe qui a été achevé, et il faudra attendre 2023 pour que la Chine puisse en profiter. Le gaz russe pourra être livré jusqu’à la ville de Shanghai. L’objectif pour la Russie est évidemment de gagner un marché très important, mais aussi de diversifier ses débouchés, car, pour l’heure, l’essentiel du gaz russe est vendu à la Turquie et aux pays européens.