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Violences, drogue et extrême droite : un régiment de parachutistes surveillé en Allemagne.

Le gouvernement allemand a condamné des comportements « inacceptables » au sein du régiment de parachutistes 26 basé à Zweibrücken, et des enquêtes sont menées contre 55 suspects pour des infractions relatives à l’extrémisme de droite et des comportements sexuels inappropriés. Fin novembre, le parquet de Zweibrücken a confirmé avoir reçu 19 plaintes visant des soldats sans grade et des sous-officiers de l’unité, et les investigations sont toujours en cours.


C’est une situation qui perturbe la « Bundeswehr », les forces armées allemandes, depuis plusieurs semaines. Lundi, le gouvernement allemand a dénoncé des comportements « inacceptables » au sein du régiment de parachutistes 26, situé à Zweibrücken, dans le sud-ouest de l’Allemagne, proche de la frontière française.

Cette unité militaire fait l’objet de critiques et d’enquêtes judiciaires après que certains de ses soldats aient été mis en cause pour des violences, des comportements sexistes, de la consommation de drogues et l’affichage de symboles d’extrême droite.

### 55 suspects

« L’extrémisme de droite et des comportements sexuels inappropriés, ce sont les infractions en cause, ne sont pas tolérés au sein de la Bundeswehr », a déclaré Kenneth Harms, porte-parole de la Bundeswehr, lors d’une conférence de presse régulière, évoquant des incidents « inacceptables ». Il a également signalé une « atteinte grave aux droits intimes de certaines personnes », qui « a aussi le potentiel de nuire à la réputation de la Bundeswehr dans son ensemble ».

Tout a débuté avec le signalement de deux soldates en juin, selon le journal *Frankfurter Allgemeine Zeitung* (FAZ). Depuis, plusieurs dizaines de parachutistes ont été incriminés, en particulier pour des « incidents d’extrême droite et antisémites » ainsi que pour des « rituels violents », et une vingtaine de soldats ont déjà été exclus.

Le commandant du régiment a été remplacé et des enquêtes sont en cours contre 55 suspects. Des procédures de licenciement ont été engagées contre 19 d’entre eux, dont trois ont été abouties, a précisé une porte-parole de l’armée. « Au total, 16 affaires ont été renvoyées au parquet. Des mesures disciplinaires ont également été prises dans 16 cas, et le parquet militaire a ouvert des enquêtes préliminaires dans 20 affaires », a-t-elle ajouté.

### 19 plaintes reçues

Fin novembre, le parquet de Zweibrücken a confirmé avoir reçu 19 plaintes, provenant de l’armée et de son instance disciplinaire, visant des soldats sans grade et des sous-officiers de cette unité d’élite. Les investigations se poursuivent.

La police enquête sur de « possibles violations de la loi sur les stupéfiants ou de la loi sur le cannabis à usage personnel », mais aussi sur des « accusations d’incitation à la haine » et d’« utilisation de symboles d’organisations anticonstitutionnelles », termes associés aux mouvances néonazies.