Venezuela : 100 morts suite à l’attaque des États-Unis contre Maduro
L’attaque au cours de laquelle les Etats-Unis ont capturé Nicolas Maduro à Caracas a fait au moins 100 morts, a annoncé ce mercredi le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello. Delcy Rodriguez a déclaré que l’échange commercial avec les Etats-Unis « n’a rien d’extraordinaire ni d’irrégulier », après que la compagnie pétrolière d’Etat PDVSA a annoncé une négociation pour vendre du brut aux Etats-Unis.
Le bilan s’affine. L’assaut au cours duquel les États-Unis ont arrêté Nicolas Maduro à Caracas a causé la mort d’au moins 100 personnes, a indiqué ce mercredi le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello. D’après ses dires, le président vénézuélien évincé et son épouse ont été blessés durant l’opération. « L’attaque contre notre pays a été terrible », a-t-il résumé lors de son émission hebdomadaire sur la télévision publique. « Cilia [Flores, l’épouse de Maduro] a été blessée à la tête et a subi un coup au corps. Le camarade Nicolas a été touché à une jambe. Heureusement, ils se remettent de leurs blessures. »
Les forces armées vénézuéliennes ont partagé ce mercredi plusieurs vidéos des funérailles des militaires décédés, montrant des proches en larmes, des cercueils drapés de drapeaux vénézuéliens, et des discours rendant hommage à « la bravoure, le courage, l’honneur et la loyauté » des militaires disparus. Bien qu’aucun bilan officiel n’ait été publié, l’AFP a recensé au moins un civil, un milicien, 23 militaires vénézuéliens et 32 Cubains tués.
Dans un autre registre, lors d’une cérémonie officielle, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a déclaré qu’« il y a une tache qui ne s’était jamais produite dans notre histoire » concernant les relations entre le Venezuela et les États-Unis. Investie lundi devant l’Assemblée nationale, elle a décrété sept jours de deuil en mémoire des victimes.
Delcy Rodriguez a toutefois affirmé que l’échange commercial avec les États-Unis « n’a rien d’extraordinaire ni d’irrégulier », après que la compagnie pétrolière d’État PDVSA a annoncé des négociations pour vendre du brut aux États-Unis. Le président américain a déclaré que les responsables vénézuéliens temporaires allaient livrer aux États-Unis « entre 30 et 50 millions de barils de pétrole », soit l’équivalent d’un à deux mois de production du pays latino-américain. Mercredi, son gouvernement a précisé que cette transaction faisait partie d’un « accord historique » avec Caracas, qui ne se limitera pas aux millions de barils mentionnés.
Donald Trump a ensuite précisé sur son réseau social que la part que recevra le Venezuela « servira UNIQUEMENT à acheter des produits américains », notamment des produits agricoles et des médicaments. Dans son discours de mercredi soir, Delcy Rodriguez a ajouté : « Nos mains sont tendues vers tous les pays du monde, pour établir des relations, pour une coopération économique, commerciale et énergétique. »
Donald Trump avait précédemment imposé des sanctions sur le pétrole vénézuélien durant son premier mandat, entraînant une forme d’embargo que certains acheteurs arrivent à contourner grâce à l’utilisation de flottes dites « fantômes ». Washington s’est dit prêt à lever ces sanctions « de manière sélective » pour permettre la commercialisation du pétrole vénézuélien sur le marché traditionnel.

