Une Rebecquoise et un Bruxellois parmi les victimes du crash en Ethiopie

InternationalIls étaient à bord de l’avion d’Ethiopian Airlines qui s’est écrasé dimanche matin.

Dimanche matin, un Boeing 737 d’Ethiopian Airlines qui reliait Addis Abeba à Nairobi, au Kenya, s’est écrasé peu après le décollage. Les 157 personnes qui se trouvaient à bord de l’avion ont péri dans l’accident. Le vol ET 302 avait décollé à 8 h 38 heure locale et a disparu des contrôles radar six minutes plus tard. En s’écrasant, l’avion a creusé un impressionnant cratère et s’est apparemment désintégré lors de l’impact.

Quelque 35 nationalités étaient représentées parmi les passagers et l’équipage. Parmi elles, une Rebecquoise de 60 ans et un Français qui résidait à Bruxelles depuis plusieurs années. La première, Ghislaine De Claremont, travaillait au sein d’ING et était devenue grand-mère pour la quatrième fois, il y a un mois seulement. Le second se prénomme Karim Saafi. Il est arrivé en Belgique dans le cadre de ses études. Après avoir fait Solvay, à l’ULB, il a développé de nombreux projets, en Belgique mais aussi à l’étranger, pour lutter contre différentes formes de discrimination, notamment à l’embauche.

« C’était un homme extraordinaire. Il travaillait dur pour jeter des ponts entre les groupes et les communautés mais aussi pour revaloriser les compétences de ceux qui en avaient besoin », raconte Ahmed el Khannouss (CDH). Le député bruxellois a été amené à travailler avec Karim Saafi lorsqu’il était échevin à Molenbeek.

Depuis, les deux hommes étaient devenus amis : « Je suis choqué, j’ai pleuré comme un enfant quand j’ai appris la nouvelle. J’étais encore avec lui juste avant qu’il ne parte pour son périple africain, je n’en reviens pas. » Habitant de Saint-Gilles, Karim Saafi était régulièrement invité à s’exprimer lors de conférences organisées par l’Onu. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il s’était rendu en Afrique.

Après les attentats au Bataclan et à Bruxelles, Karim Saafi avait mené plusieurs actions à Molenbeek pour soutenir les jeunes de la commune. « Il les avait emmenés au Bataclan et à la rencontre de François Hollande », se souvient Ahmed El Khannouss. « Il respirait la positivité, la bonté. Il avait vraiment vocation à tirer les gens vers le haut », conclut le député.

Les enquêteurs éthiopiens et américains mèneront l’enquête de concert pour déterminer les causes du crash, a de son côté, assuré le PDG de la compagnie Ethiopian Airlines.