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Une girafe meurt après s’être coincée dans une porte d’enclos.

Le zoo de Toronto a annoncé le 2 janvier la mort d’une girafe masaï nommée Kiko, âgée de 13 ans, après un accident survenu le 1er janvier. La population des girafes masaï est désormais estimée à un peu plus de 43.000 individus et est considérée comme en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature depuis 2018.


Le zoo de Toronto (Canada) a annoncé, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux le vendredi 2 janvier, la mort d’une girafe masaï de 13 ans à la suite d’un grave accident. L’animal, nommé Kiko et né en 2012 dans un zoo de Caroline du Sud (États-Unis), a succombé à ses blessures après s’être coincé dans l’une des portes de son enclos, a rapporté Radio-Canada.

Dans l’après-midi du 1er janvier, la girafe explorait une nouvelle partie de son enclos quand elle s’est retrouvée piégée dans une porte, ce qui a entraîné une réaction de panique. L’animal a subi de graves blessures qui, au regard de son anatomie, se sont révélées fatales.

Les conclusions de l’enquête seront rendues publiques

« Les girafes masaï ont une tête relativement fragile soutenue par un cou d’environ deux mètres capable de bouger vers l’avant, l’arrière, le haut, le bas et les côtés, ce qui leur permet de changer rapidement la position de leur tête », a précisé le parc zoologique. Malgré une intervention rapide, l’équipe du zoo n’a pas réussi à sauver Kiko.

Les employés responsables des soins aux animaux sauvages ont été « particulièrement affectés » par la mort de la girafe, selon le communiqué, « car le déplacement des [animaux de son espèce] est une routine qu’ils ont effectuée des milliers de fois sans incident ». Le corps de Kiko a été envoyé à l’université de Guelph, seule institution en Ontario à offrir un cursus en médecine vétérinaire, où une autopsie doit être réalisée.

Une espèce en danger

Parallèlement, une enquête sur les circonstances de l’accident est en cours, conduite par le personnel de santé et de sécurité du zoo. Le parc a promis de rendre publics les résultats de ces investigations concernant cet événement « tragique et malheureux ».

« Kiko était l’un des mâles reproducteurs les plus importants du Programme de survie des espèces, a déclaré le directeur des activités de la faune au zoo de Toronto, cité par Radio-Canada. C’est une perte énorme pour la communauté des girafes masaï. » Cependant, le mammifère laisse une part de lui dans l’établissement, puisque Mistari, la dernière girafe masaï du parc, est enceinte de Kiko.

Si les girafes masaï étaient autrefois l’espèce de girafe la plus répandue, leur nombre est désormais tombé à un peu plus de 43 000 individus, a détaillé le zoo dans son communiqué. Elles sont considérées comme en danger depuis 2018 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) après une diminution de près de 50 % de leur population en trente ans, notamment en raison du braconnage et du recul de leur habitat naturel.