Une Belge jugée lundi en France après une occupation en solidarité avec les migrants

Quatre personnes, dont une Belge, soutenant des militants anti-frontières qui avaient occupé un immeuble à Calais, évacué vendredi, seront jugées en comparution immédiate lundi pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a-t-on appris samedi auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer. L’audience doit avoir lieu à 14 h devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer.

Ces quatre jeunes, trois Français et une ressortissante belge, sont soupçonnés d’avoir, jeudi soir, « commis des violences volontaires à l’encontre des effectifs de la Bac de Calais« , leur lançant des projectiles, sans faire de blessés, à proximité de l’immeuble occupé.

Ils avaient été placés en garde à vue dans la foulée. Près de l’immeuble occupé, dont l’accès était bouclé par la police, des « groupes d’individus » avaient alors « pris la police pour cible en jetant des projectiles« , selon la préfecture.

Placés sous contrôle judiciaire, trois d’entre eux sont également poursuivis pour « refus de signalisation » et l’un pour « fourniture d’une identité imaginaire ».

Vendredi matin, le Raid est intervenu pour assurer l’évacuation de l’immeuble, occupé depuis plusieurs jours par des militants réclamant un meilleur traitement des migrants et la « liberté de circulation« . Plus d’une dizaine de policiers ont été déposés lors de survols d’un hélicoptère de la gendarmerie sur le toit de cet immeuble social désaffecté et voué à la démolition.

L’opération s’est déroulée sans incident, les occupants ayant quitté les lieux, probablement alertés par l’hélicoptère, avait précisé lors d’un point presse le directeur départemental de la sécurité publique Benoît Desferet. Ils étaient alors « une vingtaine » selon la préfecture.

La préfecture a indiqué que l’immeuble était « occupé illégalement depuis le 7 février » par « des personnes de différentes nationalités : français, britanniques, italiens et néerlandais, se réclamant de la mouvance no-border ».

Ces activistes ont pour leur part dénoncé une expulsion « illégale », mettant en avant une intervention « disproportionnée » des forces de l’ordre.