Une barrière flottante pour stopper les flux migratoires en voie d’installation en Grèce

Le projet d’une barrière flottante longue de près de 3 kilomètres et haute de plus d’un mètre au large de l’île de Lesbos, une des portes d’entrée principales des réfugiés en Europe, est dans sa phase finale selon le ministère grec de la défense. Tout le matériel a été livré et l’installation est prévue au large de Lesbos pour tenter de stopper les flux migratoires ne serait tarder.

La barrière flottante devrait être installée au nord-est de l’île, où depuis 2015 des centaines de milliers de réfugiés ont traversé la mer Egée dans des canots surchargés pour rejoindre la Grèce et l’Europe.

Le gouvernement grec avait lancé un appel d’offre le 29 janvier dernier et le coût de la conception, l’installation et la maintenance pour quatre ans avait été estimé à 500.000 euros.

Ce projet de barrière en pleine mer avait suscité à l’époque l’inquiétude des ONG. « Ce plan soulève des questions préoccupantes sur la possibilité pour les sauveteurs de continuer d’apporter leur aide aux personnes qui tentent la dangereuse traversée par la mer », avait ainsi dénoncé Amnesty International.

Avec la crise du coronavirus, les arrivées sur les îles face à la Turquie ont diminué de manière drastique. Depuis le mois d’avril, seules 350 personnes sont arrivées sur l’île de Lesbos.

Plus de 33.000 demandeurs d’asile vivent dans cinq camps sur les îles de la mer Egée, dotés d’une capacité d’accueil de seulement 5.400 personnes, et quelque 70.000 autres dans d’autres installations sur le continent.