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Une Allemande soupçonnée d’avoir vécu avec le cadavre de sa mère.

Le maire de la commune de Ruhmannsfelden a signalé des doutes à la police concernant une femme centenaire, dont la fille fournissait des excuses concernant sa présence. Une enquête pour escroquerie a été ouverte à l’encontre de la fille de la défunte, car la pension d’environ 1.500 euros de sa mère a continué d’être versée, alors que sa carte d’assurance maladie n’avait plus été utilisée depuis plus de dix ans.


Il souhaitait simplement célébrer l’anniversaire d’une femme centenaire résidant dans sa commune. Cependant, il n’avait jamais réussi à la rencontrer, se heurtant à chaque fois aux excuses parfois peu crédibles de la fille de cette vieille dame. Finalement, le maire de la petite commune de Ruhmannsfelden a décidé de se rendre à la police pour exprimer ses doutes. « L’affaire sentait mauvais », a déclaré le maire Werner Troiber à nos confrères de Bild. En décembre, la fille de la prétendue centenaire avait expliqué que sa mère était décédée deux ans plus tôt en République tchèque, à proximité de la frontière.

Les enquêteurs de cette petite commune de Bavière, en Allemagne, ont alors franchi le seuil du logement et ont découvert un corps momifié. L’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes ni la date du décès, mais la police allemande a indiqué que celui-ci remonte à « plusieurs années ». Il semblerait qu’il n’y ait « aucun indice indicatif d’un homicide ».

Mais pourquoi cette femme de 82 ans a-t-elle continué à vivre avec le cadavre de sa mère, née en 1922 ? Peut-être pour percevoir sa pension de retraite. D’après le quotidien allemand, une enquête pour escroquerie a été ouverte à l’encontre de la fille de la défunte. Selon Bild, la carte d’assurance maladie de la mère n’avait plus été utilisée depuis « plus de dix ans ». Pourtant, sa pension « d’environ 1.500 euros » a bien continué à être versée.

D’après les policiers bavarois, la suspecte « s’est fait admettre dans une clinique spécialisée ».