Un retraité suisse ne recevra pas l’héritage d’une riche Française, arnaqué par un faux notaire.
Un retraité suisse a été contacté pour la première fois par mail par un escroc se présentant comme notaire en janvier 2022, qui lui a fait croire qu’une inconnue très riche allait lui léguer 850.000 euros, une assurance-vie de 2,3 millions d’euros et des biens immobiliers estimés à 4 millions d’euros. Après avoir versé 400.000 euros sans voir l’héritage promis, l’octogénaire a été conseillé par un avocat de porter plainte contre X pour cyberescroquerie, mais la procédure n’a pas abouti.
Un retraité suisse a basculé dans la pauvreté après avoir rencontré un Français se présentant comme notaire. Ce dernier a réussi à le convaincre qu’une inconnue très riche allait lui léguer 850.000 euros, une assurance-vie de 2,3 millions d’euros et des biens immobiliers évalués à 4 millions d’euros.
L’escroc a contacté la victime pour la première fois par email en janvier 2022, selon le média allemand Blick. Il a prétendu qu’une de ses clientes françaises, indignée par la corruption en France, souhaitait léguer sa fortune à une personne de confiance. Elle aurait choisi le retraité, expert en assurances, parce qu’il avait reçu le titre de docteur honoris causa par une université ecclésiastique en Allemagne pour son aide à des personnes en difficulté.
Flatté, l’homme a tout de même effectué quelques recherches sur Internet pour vérifier l’existence du cabinet du notaire. Il a également demandé d’autres documents pour être rassuré. Toutefois, pour les obtenir dans sa langue, le retraité a dû payer systématiquement. Désireux de toucher rapidement cet héritage inattendu, il a accepté de verser plusieurs avances.
N’ayant pas vu le moindre paiement arriver et après avoir déjà remis 400.000 euros, il a commencé à douter des propos du faux notaire. Ce n’est qu’avec l’aide d’un avocat qu’il a compris la réalité de la situation et a été conseillé de porter plainte pour cyberescroquerie. Cette procédure n’a cependant pas abouti.
Ses économies détruites, l’octogénaire ruiné a dû changer radicalement de mode de vie. Il a dû vendre ses deux voitures, a renoncé à ses loisirs, comme le tennis, et a résilié certains abonnements. Avec son épouse, il a emménagé dans un logement plus petit, dans le but de faire des économies et de remonter la pente.

