Un candidat à la Commission européenne visé par une enquête

Europe

Le candidat de la Pologne à la Commission européenne, Janusz Wojciechowski, membre de la Cour des comptes européenne, est visé par une enquête de l’office européen antifraude (OLAF), a-t-on appris vendredi auprès de cet organisme. L’enquête sur des « irrégularités présumées concernant le remboursement de frais de voyage » de l’ancien eurodéputé « est en cours », a indiqué l’OLAF, confirmant des informations de l’hebdomadaire allemand Spiegel.

Cette enquête a été révélée peu avant l’annonce officielle de la composition de la nouvelle Commission européenne mardi par sa présidente, l’Allemande Ursula von der Leyen.

M. Wojciechowski a été député au Parlement européen de 2004 à 2016. Interrogé par l’AFP, le candidat de Varsovie à la Commission a reconnu avoir remboursé 11.250 euros au Parlement européen après s’être rendu compte en 2016 qu’il « manquait des documents » pour justifier ses frais de transport sur la période 2009-2011. Ce remboursement « était à mon initiative, sans qu’il y ait eu de requête de (la) part » du Parlement, a-t-il assuré, ajoutant que la somme « couvrait entièrement le coût des trajets » insuffisamment justifiés et que cela n’avait « pas causé de perte pour le contribuable ».

Il a plaidé « une erreur administrative » et indiqué avoir fourni « une explication complète à l’OLAF ».

Selon le Spiegel cependant, l’enquête de l’OLAF concerne aussi d’autres dépenses.

Il s’agit du deuxième candidat polonais au poste de commissaire. Le premier choix de Varsovie était Krzysztof Szczerski, mais il avait renoncé à briguer le poste de commissaire à l’agriculture qui lui était proposé au motif qu’il n’avait aucune expérience dans ce domaine.

Désigné fin août, le nouveau candidat, 64 ans, est membre du parti conservateur au pouvoir, le PiS (Droit et Justice), et ancien président de la Cour des comptes polonaise. Malgré l’avis négatif du Parlement européen, il est devenu membre de la Cour des comptes européenne en 2016.

Une autre candidate à la Commission et ex-eurodéputée, la Française Sylvie Goulard, a quant à elle remboursé 45.000 euros brut au Parlement européen dans l’affaire des emplois fictifs présumés d’assistants parlementaires du parti centriste Modem, a indiqué son entourage à l’AFP vendredi, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Point.