Ukraine: les pays occidentaux menacent Moscou de « lourdes » conséquences

Les participants « ont été tous de l’avis qu’il appartient à la Russie d’entreprendre des initiatives visibles de désescalade » dans ce conflit, a indiqué le porte-parole du chancelier allemand Olaf Scholz, à l’issue de cette réunion à laquelle ce dernier a participé notamment avec les dirigeants des Etats-Unis, de France, de Grande-Bretagne, de l’Italie et de la Pologne.

La tenue de cette visioconférence avait été annoncée un peu plus tôt dans la journée par la Maison Blanche à un moment où certaines divergences semblent apparaître au sein du camp occidental sur l’attitude à adopter face à la Russie.

Cela concerne notamment Berlin, très critiqué par l’Ukraine pour son refus notamment de lui livrer des armes, mêmes défensives, contrairement aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne ou aux pays baltes.

De même, les pays de l’Union de l’Union européenne n’ont pas encore décrété le départ d’une partie de leurs personnels diplomatiques d’Ukraine, alors que Washington et Londres ont fait des annonces en ce sens.

Lors de leur visioconférence, à laquelle participait aussi le secrétaire général de l’Otan, les dirigeants occidentaux ont exprimé leur « grande inquiétude » face au regroupement de troupes russes à la frontière orientale de l’Ukraine et accusé Moscou d’être à l’origine des « tensions actuelles », selon le communiqué de Berlin.

Néanmoins, ils ont estimé que « la question de la sécurité et de la stabilité en Europe pouvait être résolue par la voie de la négociation ».

Ils ont « réaffirmé être disposés à poursuivre les efforts diplomatiques en ce sens », entrepris au cours du mois de janvier avec plusieurs rencontres entre responsables occidentaux et russes. Sans succès visible toutefois jusqu’ici.

Les dirigeants ont notamment mentionné les discussions dites du format Normandie, qui réunit des représentants de la Russie, de l’Ukraine, de l’Allemagne et de la France.