Trump, impliqué dans l’affaire Epstein, ne souhaite « plus passer à autre chose »
Donald Trump a déclaré mardi aux journalistes à la Maison-Blanche qu’il était temps pour le pays de passer peut-être à autre chose, comme le système de santé. Le ministère américain de la Justice a affirmé avoir publié près de 3,5 millions de pages de documents relatifs au dossier Epstein depuis décembre, respectant ainsi l’obligation imposée par le Congrès.

Donald Trump souhaiterait ne plus être associé au criminel sexuel Jeffrey Epstein. Selon lui, il est temps de tourner la page sur ce scandale qui continue d’affecter de nombreuses personnalités, y compris lui.
« Je pense qu’il est temps pour le pays de passer peut-être à autre chose, comme le système de santé ou quelque chose qui importe aux gens », a déclaré mardi le président américain lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.
Manque de précaution pour la vie privée des victimes
Le 30 janvier, lors de l’annonce de la publication de documents, le ministère américain de la Justice a affirmé avoir respecté l’obligation imposée par le Congrès à l’administration Trump de garantir la transparence sur ce dossier délicat. Depuis décembre, environ 3,5 millions de pages ont été diffusées par le gouvernement sous la contrainte d’une loi votée par le Congrès, d’après le ministère.
Cependant, une centaine de victimes ont dénoncé la manière dont ces documents ont été publiés, sans égard pour leur vie privée. Une audience prévue ce mercredi devant un juge fédéral à New York concernant ce sujet a été annulée à la demande de leurs avocats, qui ont mentionné des « discussions constructives avec le ministère de la Justice » pour trouver une solution.
Des Français dans le dossier Epstein
La récente publication de documents a entraîné une onde de choc, compromettant la réputation de nombreuses personnalités à travers le monde, y compris des Français. Le clan Lang est ainsi impliqué dans cette affaire. Les noms de Jack Lang et de sa fille aînée Caroline figurent notamment dans des documents liés à une transaction immobilière « offshore » au Maroc et à la création d’une société dans un paradis fiscal. « Quand je noue un rapport de sympathie, je n’ai pas l’habitude de demander à mon interlocuteur son casier judiciaire », a répondu l’ancien ministre.
Aux États-Unis, Donald Trump ne peut pas échapper à ce scandale. Au cours de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2024, il avait exprimé son souhait de publier l’intégralité du dossier Epstein. Cependant, ses hésitations à cet engagement ont suscité des accusations de manque de transparence et de dissimulation, même au sein de sa propre base MAGA.
Bien que l’actuel occupant de la Maison-Blanche admette avoir côtoyé Jeffrey Epstein dans les années 1990, il insiste sur le fait qu’il a mis fin à cette relation avant que celui-ci ne soit inquiété par la justice. Pourtant, contrairement à ses déclarations selon lesquelles il n’aurait « jamais pris l’avion d’Epstein », son nom figure huit fois sur la liste des passagers de l’appareil entre 1993 et 1996, d’après un courriel d’un enquêteur datant de 2020.

