Trump gracie un fraudeur milliardaire qui a écrit un livre élogieux à son sujet

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Mercredi, le président Donald Trump a donné suite à une promesse de campagne faite à Conrad Black, ancien magnat des médias et partenaire commercial, en le pardonnant de fraudes et d’obstruction à la justice.

Alors que Conrad Black avait été reconnu coupable en 2007 de fraudes dû à sa gestion du groupe médiatique Hollinger International, avant d’être libéré en 2012 il avait écrit un article pour National Review intitulé « Trump is the Good Guy » dans lequel il décrivait Trump comme « un homme fin, généreux et loyal, un compagnon charmant qui frappe au cœur du problème américain: le système politique corrompu, dysfonctionnel et les médias malhonnêtes. »

Trump, qui a également collaboré avec Black dans la construction de Trump Tower, a partagé l’article de Black sur Twitter, ajoutant que « c’était un honneur de lire cet article » promettant qu’il n’oublierait pas son ami.

Promesse tenue de la part du Président qui a gracié mercredi le magnat des médias. La justification du pardon par l’administration ne cite pas de base légale, mais note les « contributions extraordinaires de Black au monde des affaires, ainsi qu’à la pensée politique et historique ».

Plus récemment Conrad Black a écrit un livre intitulé « Donald J Trump: un président sans pareil » où il explique que Trump n’est pas « un raciste, sexiste, belliciste, prétentieux, promoteur de la violence ou un guerrier économique national ou étranger ».

Ce n’est pas la première grâce accordé par Trump durant son mandat. En 2018, Dinesh D’Souza, l’une des figures du néoconservatisme aux Etats-Unis, avait également bénéficié du pardon présidentiel.Ancien conseiller de Ronald Reagan, D’Souza a acquis une notoriété en poussant les théories du complot raciste à propos de Barack Obama

C.D.