Trump critique les sportifs transgenres : « Ma femme déteste quand je fais cela »
Le président des États-Unis, Donald Trump, a critiqué la participation des sportives transgenres dans la catégorie féminine lors d’un discours prononcé mardi à Washington. Le 6 février 2025, il a signé un décret interdisant aux femmes transgenres de participer aux compétitions sportives féminines dans les établissements recevant des fonds fédéraux.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a de nouveau ciblé les athlètes transgenres lors d’un discours prononcé mardi pendant une réunion de travail avec les élus républicains de la Chambre des représentants à Washington.
Dans cette allocution filmée, et rapportée par Le Parisien, le président américain a mimé une compétition d’haltérophilie pour critiquer la participation de sportives transgenres dans la catégorie féminine. Il a d’abord imité une haltérophile qui peine à soulever la barre, avant de reproduire une compétitrice transgenre qui soulève le poids sans effort. Au cours de sa performance, Donald Trump a fait savoir que son épouse, Melania Trump, désapprouvait ses imitations. « Ma femme déteste quand je fais cela, elle est très classe, et elle pense que ça fait très peu présidentiel », a-t-il déclaré sur un ton léger.
Cette intervention a suscité des applaudissements parmi les personnalités républicaines, y compris l’ancienne nageuse universitaire Riley Gaines, qui s’oppose depuis 2022 à la participation des femmes trans aux sports féminins. Mardi, l’activiste a posté sur X : « Je ne regrette pas mon vote, ceci est parfait. »
Pour Donald Trump, cette critique des sportifs transgenres s’inscrit dans une opposition de longue date aux politiques qui reconnaissent les identités trans, ainsi qu’à ce qu’il appelle « l’idéologie du genre ». Le 6 février 2025, le président républicain a signé un décret interdisant aux femmes transgenres de participer aux compétitions sportives dans les catégories féminines dans les établissements recevant des fonds fédéraux, tels que les lycées et les universités, sous peine de perdre ces financements. Cette mesure a été saluée par les républicains qui affirment qu’elle rétablit l’équité sportive, mais elle est jugée discriminatoire par les organisations de défense des droits des personnes LGBT et des droits de l’homme.

