Trump aurait un plan pour ne pas avoir à rendre des comptes suite aux récents événements

Deux jours après les échauffourées qui ont éclaté à l’extérieur et à l’intérieur du Capitole, tous les regards sont tournés vers Donald Trump. S’il a tardé à réagir fermement aux images ahurissantes qui ont fait le tour du monde, il a fini ce jeudi par sanctionner le comportement de ses supporters, se disant « scandalisé » par la violence à laquelle ils ont eu recours.

Mais ce changement de ton risque de ne pas suffire, au vu du nombre de personnalités politiques qui ont invoqué la nécessité de démettre le locataire de la Maison-Blanche de ses fonctions au plus vite. De son côté, le président envisagerait de s’accorder la grâce présidentielle. Selon CNN et le New York Times, le magnat de l’immobilier se serait entretenu à plusieurs reprises avec ses avocats, afin de s’enquérir des éventuelles conséquences juridiques et politiques qui découleraient d’un auto-pardon. 

Un projet qui a toujours « obsédé » le président 

Comme le rapportent les médias américains, citant des sources proches de Trump, le milliardaire n’aurait nullement caché sa volonté de s’accorder la grâce présidentielle lors de plusieurs discussions depuis l’élection du mois de novembre. Mais le sujet serait tout particulièrement revenu à l’ordre du jour ces derniers temps. Est-ce depuis le controversé coup de fil au secrétaire d’Etat géorgien, durant lequel le locataire de la Maison-Blanche a demandé de « trouver 11.780 voix » en sa faveur, ou depuis les tristes événements du Capitole ? CNN et le New York Times ne savent pas précisément, mais il est certain que la pression monte du côté du chef d’Etat.

Toujours selon leurs sources, le président n’a pas donné plus d’indications sur les suites qu’il compte donner à cette affaire. Il ne serait pas officiellement question de se gracier actuellement, mais cela ne signifie pas que le milliardaire ne peut pas encore opter pour cette option, qui l’a toujours particulièrement intéressée. « Comme l’ont déclaré de nombreux juristes, j’ai le droit absolu de me gracier, mais pourquoi ferais-je cela alors que je n’ai rien fait de mal? »; avait tweeté en 2018 celui qui a finalement reconnu sa défaite ce jeudi.